LIBREVILLE, 5 juin 2026 (AGP) – Le Rassemblement pour la Patrie et la Modernité (RPM, membre de la majorité présidentielle) a réagi jeudi à Libreville à la déclaration de l’ancien président Ali Bongo Ondimba, lui reprochant ses attaques contre le chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, selon un communiqué parvenu à l’Agence gabonaise de presse.
Dans une communication rendue publique le 4 juin, le RPM, dirigé par son président intérimaire Jean‑Robert Goulongana, dit avoir pris connaissance « avec étonnement » d’une déclaration d’Ali Bongo diffusée la veille depuis l’Europe par un porte‑parole, en réaction à l’interview accordée par le président Oligui Nguema à France 24 le 2 juin.
Selon le communiqué, le parti dénonce une « saillie jugée non seulement inopportune, mais proprement indécente ». Il pointe une « contradiction criante » chez un homme qui « revendique la pleine possession de ses facultés » mais s’exprime par l’intermédiaire d’un mandataire.
Le RPM rappelle que les autorités de la Transition ont garanti l’intégrité physique de l’ex‑chef de l’État après le coup de force du 30 août 2023 et lui ont accordé, « pour des raisons essentiellement humanitaires », la possibilité de s’établir à l’étranger avec sa famille.
Le parti dresse également un « bilan accablant » des deux septennats d’Ali Bongo, « largement perçus par de nombreux Gabonais comme ayant conduit le pays dans une impasse politique, économique et sociale ».Le RPM appelle enfin Ali Bongo Ondimba à faire preuve de « modestie face au jugement de l’histoire » et à s’astreindre à une « réserve de bon aloi » plutôt que de « se donner en spectacle sur la scène internationale ». Il réaffirme l’orientation du Gabon vers la « réconciliation nationale » et la « refondation des institutions », estimant que « les invectives, les polémiques stériles et les tentatives de falsification des faits » entravent l’apaisement.
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