LIBREVILLE, 27 août 2026 (AGP) – Le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, chargé des Droits humains, Augustin Emane, a ouvert mercredi à Libreville, la Conférence régionale consacrée à l’élaboration d’instruments de coopération judiciaire et opérationnelle pour les paysages transfrontaliers TRIDOM et TNS, en présence de plusieurs représentants des administrations concernées, a-t-on appris de source ministérielle.
Prévue les 26 et 28 août, cette rencontre réunit des représentants des administrations de la Justice, des Eaux et Forêts, des Douanes, ainsi que des forces de défense et de sécurité du Gabon, du Cameroun, de la République du Congo et de la République centrafricaine.
Organisée dans le cadre du Programme mondial de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) de lutte contre les crimes qui affectent l’environnement (GPCAE), avec l’appui du Bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre de l’ONUDC (ONUDC ROSEN), la conférence vise à renforcer la coopération entre les pays concernés dans la lutte contre la criminalité environnementale.
Les travaux portent notamment sur la mutualisation des stratégies de gestion et de protection des paysages transfrontaliers du bassin du Congo, ainsi que sur le renforcement des mécanismes judiciaires et opérationnels permettant de mieux poursuivre les auteurs de crimes affectant les ressources naturelles.
Présidant la cérémonie officielle d’ouverture, Augustin Emane a rappelé que les autorités gabonaises placent la préservation des écosystèmes au cœur de leurs politiques publiques.
Pour le ministre, l’un des principaux enjeux de la rencontre est de parvenir au démantèlement des réseaux criminels impliqués dans l’exploitation illégale des ressources naturelles, à l’identification de leurs financiers et à la confiscation des profits issus de ces activités.
« L’objectif est de faire en sorte que les crimes qui affectent les ressources naturelles ne produisent pas uniquement des conséquences environnementales, sécuritaires, économiques et communautaires », a-t-il indiqué.
Augustin Emane a également plaidé pour une meilleure harmonisation des législations des États participants, notamment en matière de qualification des infractions, de sanctions, de quantum des peines, d’entraide judiciaire et de transmission rapide des éléments de preuve.
Cette harmonisation devra s’accompagner de procédures opérationnelles standardisées permettant de préciser le rôle de chaque acteur, depuis la détection de l’infraction jusqu’à la transmission du dossier au parquet. Elle concerne notamment la sécurisation des scènes d’infraction, la collecte et la conservation des preuves, les saisies, les enquêtes et l’échange d’informations.

Selon le ministre, les travaux de Libreville devraient contribuer à poser les bases d’une réponse régionale « plus cohérente, plus rapide et plus efficace » face aux crimes environnementaux.
Il a estimé que la préservation durable des écosystèmes du bassin du Congo repose désormais sur une approche intégrant conservation, justice, sécurité, coopération régionale et développement des communautés.
Au terme de son intervention, Augustin Emane a salué l’accompagnement de l’ONUDC, ainsi que le leadership de la CEEAC et de la COMIFAC, et remercié le PNUE, le Fonds pour l’environnement mondial et l’Union européenne pour leur appui.
Les allocutions d’ouverture ont également été prononcées par le ministre des Eaux et Forêts, Maurice Ntossui Allogo, et le coordonnateur régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre de l’ONUDC, Assane Dramé.
FSS/FE/AGP










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