LIBREVILLE, mars 2026 (AGP) – Réunis en assemblée générale extraordinaire au tribunal de Libreville ce lundi, les membres du Syndicat national des magistrats du Gabon (SYNAMAG) ont exprimé leur vive indignation suite aux propos du vice-président du Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC), Geoffroy Foumboula Libeka Makosso, jugés offensants à l’égard du corps judiciaire, a constaté l’Agence gabonaise de presse.
Les magistrats du SYNAMAG ont vivement réagi aux déclarations du vice-président du CESEC, qui, selon eux, les aurait qualifiés de “malades mentaux”.
Dans un discours prononcé par son président, Landry Abaga Essono, le syndicat a dénoncé des propos “attentatoires à l’honneur et à la dignité du corps judiciaire”, estimant qu’ils portent également atteinte à l’un des piliers fondamentaux de l’État de droit au Gabon.
Les magistrats ont rappelé que tout citoyen, y compris un magistrat, demeure justiciable devant la loi en cas de faute avérée.
Toutefois, le SYNAMAG a souligné que toute accusation à l’encontre des membres de la magistrature doit être étayée par des preuves sérieuses, faute de quoi elle s’apparente à des propos diffamatoires susceptibles d’alimenter un climat délétère et de fragiliser les équilibres institutionnels.
Le SYNAMAG a en outre mis en garde contre toute nouvelle attaque visant l’institution judiciaire, prévenant que la responsabilité pénale pourrait être recherchée partout où elle se dissimulerait, y compris derrière les privilèges liés aux fonctions publiques.
NN/JM/WM/EN/AGP











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