LIBREVILLE, 2 octobre 2026 (AGP) – La Journée de l’enfant africain a été célébrée en différé, vendredi à la Prison centrale de Libreville, à travers une journée récréative organisée en faveur des mineurs en détention, sous le thème « L’accès à l’eau et à l’assainissement pour tous les enfants », a constaté l’Agence gabonaise de presse.
La cérémonie s’est déroulée en présence du ministre de la Justice, Garde des Sceaux, chargé des Droits humains, Augustin Emane, de la représentante résidente de l’UNICEF au Gabon, Dr Marie-Reine Chirezi Fabry, et du commandant en chef de la Sécurité pénitentiaire, le général de corps d’armée Jean Germain Effayong Onong.
Organisée par l’UNICEF et le ministère de la Justice, Garde des Sceaux, chargé des Droits humains, en collaboration avec le commandement en chef de la Sécurité pénitentiaire, cette activité visait à réaffirmer l’engagement des pouvoirs publics et des partenaires en faveur de la protection et du respect des droits des enfants privés de liberté.
« Chers enfants, cette Journée n’est pas une simple commémoration de plus. Elle est un rappel de notre devoir collectif de garantir les droits de chaque enfant sans distinction. Elle nous impose de porter une attention particulière aux plus vulnérables, notamment ceux dont les trajectoires de vie ont croisé le chemin de la justice », a déclaré Augustin Emane.
Pour le ministre, le choix de la Prison centrale de Libreville pour abriter cette célébration traduit la volonté de considérer les établissements pénitentiaires également comme des espaces de préparation à la réinsertion.
« L’enfant privé de liberté demeure avant tout un enfant, titulaire de droits fondamentaux que la République a le devoir de garantir », a-t-il souligné.
Augustin Emane a également rappelé que l’accès à l’eau potable, à l’hygiène et à l’assainissement constitue un droit essentiel, lié à la dignité, à la santé et au développement de l’enfant. Il a, à cette occasion, salué l’appui des partenaires internationaux, notamment celui de l’UNICEF, dans les efforts engagés par le gouvernement en faveur de la protection des mineurs.
De son côté, la représentante résidente de l’UNICEF au Gabon, Dr Marie-Reine Chirezi Fabry, a salué l’engagement du ministère de la Justice en faveur d’une justice pour enfants qui protège, éduque et prépare à la réinsertion.
« Même lorsqu’une porte se ferme derrière lui ou elle, celle de l’avenir doit rester ouverte. Car un enfant, un jeune, demeure un enfant, avec des droits, une dignité, des talents et la capacité de se reconstruire », a-t-elle déclaré.
Elle a également insisté sur le caractère universel des droits de l’enfant, estimant que l’éducation, la santé, la protection, l’accès à l’eau, l’hygiène et la dignité constituent un même socle qui doit être garanti à chaque étape du parcours de l’enfant, y compris dans les lieux de privation de liberté.

Selon les organisateurs, cette journée récréative, destinée aux mineurs en conflit avec la loi, avait pour objectifs de sensibiliser les pouvoirs publics et les partenaires au développement sur les défis liés à la protection des enfants en détention, de promouvoir le renforcement des politiques publiques et des investissements en leur faveur, ainsi que de valoriser les actions engagées au Gabon pour améliorer leurs conditions de vie.
Plusieurs kits d’hygiène ont été remis aux mineurs en détention. Des distinctions ont également été décernées aux jeunes qui se sont illustrés lors des différentes épreuves sportives et culturelles organisées à cette occasion.
La cérémonie a été agrémentée par des prestations des artistes EJ et Anelka.
JM/FE/FSS/AGP












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