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Gabon/Incivisme : le coût caché qui ruine notre modernité

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LIBREVILLE, 03 septembre 2026 (AGP) – Alors que le Gabon poursuit sa transformation à travers la construction et la réhabilitation de nombreuses infrastructures publiques, la question de leur préservation par les citoyens se pose avec acuité, au regard des actes d’incivisme observés. Décryptage.

À la veille de la célébration du 66ᵉ anniversaire de l’Indépendance du Gabon, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, avait appelé les Gabonais à prendre toute leur part dans la construction d’un pays fondé sur l’engagement et la responsabilité de chacun. Un message qui trouve aujourd’hui un écho particulier face aux comportements d’incivisme constatés dans certains espaces publics. « Le civisme n’est pas un slogan. Il commence devant notre porte : embellir sa maison, entretenir sa barrière, nettoyer son caniveau, respecter l’espace public, ne pas jeter les ordures dans la rue et prendre soin de notre cadre de vie », a-t-il déclaré.

Le cas du Monument Georges Damas Aleka, inauguré à l’occasion des festivités de l’Indépendance, en est une illustration. Quelques jours seulement après son ouverture au public, des images montrant des déchets abandonnés sur le site ont suscité de nombreuses réactions, relançant le débat sur la responsabilité citoyenne et le respect des biens publics. « Je trouve quand même inadmissible que quelqu’un termine de boire son jus et balance la bouteille vide dans un espace public modernisé », déplore Slowie.

Au-delà de l’action de l’État, la protection des infrastructures constitue une responsabilité partagée. Dégrader un banc public, jeter des ordures dans un espace aménagé ou détériorer les équipements d’un hôpital revient, en définitive, à porter atteinte à un patrimoine destiné à l’ensemble de la population.

Dans un contexte où plusieurs infrastructures sortent progressivement de terre à travers le pays, l’enjeu est donc double : construire pour améliorer les conditions de vie des populations, mais également sensibiliser pour garantir la durabilité de ces investissements.

Construire un Gabon moderne ne peut être l’affaire exclusive de l’État. La transformation du pays exige également une transformation des comportements. Car une infrastructure, aussi moderne soit-elle, ne peut durablement servir les populations que si celles-ci se l’approprient et en assurent collectivement la préservation.

L’incivisme sur les infrastructures publiques coûte très cher à la collectivité, en raison des réparations constantes et du gaspillage de l’argent public.

JPMM/KEAA/EN/CBM/AGP 

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