OKONDJA, 7 mai 2026 (AGP) – La Caisse de stabilisation et de péréquation (Caistab) a procédé, mercredi, au lancement des travaux de régénération et d’extension de la plantation de café d’Ondzeye, laissée à l’abandon après plus de dix ans et située à 20 km de la ville d’Okondja, dans le département de la Sébé-Brikolo, province du Haut-Ogooué (sud-est du Gabon), a constaté l’Agence gabonaise de presse.
Cette plantation fait désormais l’objet d’un ambitieux projet de relance. L’ opération de relance a été conduite par le directeur général adjoint de la Caistab, Dieudonné Nang Eko, représentant le directeur général, en présence du représentant du propriétaire du site, Joël Ngouenini Ndzegouma, ainsi que des autorités administratives locales, des notables et des populations.
Ce partenariat public-privé prévoit, dès 2026, la régénération de 50 hectares sur les 93 existants, avant une extension de 40 hectares supplémentaires en 2027.
À terme, la superficie exploitée atteindra 90 hectares.
« Cinquante hectares, c’est énorme. Ce projet va révolutionner de nombreuses activités économiques et sociales tout en contribuant à faire reculer la précarité », a déclaré Dieudonné Nang Eko.
Les travaux ont été confiés à la Société des productions agricoles, dirigée par le Dr Patrick Byambas.
Les premières opérations consisteront au défrichage des parcelles encore occupées par quelques caféiers en production, suivi du recyclage et de la récolte des plants restants.

Selon les responsables du projet, cette relance devrait permettre la création de 150 emplois directs et de 300 emplois indirects, principalement en faveur des jeunes et des femmes.
Créée en 1987 sur le modèle du bloc d’Alanga, la plantation d’Ondzeye couvre une superficie de 93 hectares, avec une capacité de production estimée à 200 tonnes de café par an, soit un rendement moyen de trois tonnes à l’hectare.
Après plus de dix années d’abandon, la Caistab ambitionne ainsi de redynamiser la filière café-cacao, d’accroître la production nationale et de contribuer à la lutte contre la pauvreté en milieu rural.
« Les populations locales verront leur niveau de vie s’améliorer grâce aux emplois créés. Les villages environnants ainsi que toute la commune d’Okondja en bénéficieront », a assuré Dieudonné Nang Eko, appelant d’autres partenaires à investir dans la filière.
Pour Joël Ngouenini Ndzegouma, représentant du propriétaire, « les fils et filles du Gabon, en général, et ceux de la Sébé-Brikolo, en particulier, bénéficieront des retombées positives de cette plantation dans sa nouvelle dynamique ».
TLAM/SMM/FE/AGP










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