LIBREVILLE, 24 mars 2026 (AGP) – La 12e édition du Festival Coup de Théâtre a été lancé ce lundi 24 mars, à Libreville, par une conférence de presse annonçant une programmation exceptionnelle, placée sous le thème du rituel, a noté l’Agence gabonaise de presse.
Cette 12è édition se penche sur la question de l’identité du théâtre gabonais, à travers une série de pièces où les rituels traditionnels sont mis à l’honneur pour questionner et affirmer l’authenticité des créations scéniques du pays.
Le directeur artistique du festival, Dominique Douma, a expliqué que les pièces présentées cette année marquent un tournant dans la recherche d’une identité théâtrale gabonaise. Selon lui, les spectacles, notamment “Chaka Zulu”, réinventent des classiques en les parant des matériaux culturels locaux. <>, a-t-il indiqué, précisant que “Chaka Zulu” s’inspire notamment des rituels du bwiti, intégrant costumes, couleurs, danses et symboles pour créer une esthétique scénique authentique. <>, a-t-il ajouté, soulignant que la pièce traite de la disparition du biery, un élément sacré des chefferies traditionnelles.
Le festival promet de nombreux moments forts, avec des pièces qui revisitent les rituels traditionnels et interrogent les jeunes générations sur la place de ces traditions dans le monde moderne. Par exemple, “Emergence”, une œuvre de Nyonda, explore les rituels liés à la reconnaissance des rôles masculins et féminins, offrant ainsi un point de réflexion sur l’évolution des mentalités à travers les âges.
La 12e édition sera marquée par des spectacles variés, l’ouverture aura lieu mercredi, 25 mars, avec “Chaka Zulu” à 19h, à l’Institut français du Gabon. Le vendredi 27 mars, la salle polyvalente du complexe scolaire Michel Dira accueillera le “Filet des perles d’un collier”, pièce rare, jouée pour la première fois en près de 30 ans, avant que l’après-midi ne soit consacré au théâtre scolaire avec des troupes comme le Club de théâtre du lycée Henri Sylvose et Les Tanguettes. La clôture est prévue pour le samedi en soirée avec la pièce “Emergence d’une nouvelle société”, interprétée par la troupe Ndosi.
Dominique Douma, qui a personnellement repris son rôle de “Chaka Zulu” cette année, a insisté sur l’importance de la transmission pratique du savoir théâtral. <>, a-t-il souligné.

L’Institut français, partenaire officiel du festival depuis sa création, va exprimer son enthousiasme à soutenir cette édition, mettant en lumière la valeur de la pièce “Chaka Zulu”, qui, en 2008, a remporté une médaille d’argent au Festival de Cholet en France. La représentante de l’Institut a rappelé l’importance de la tradition et du rituel dans les créations contemporaines, affirmant que <>.
Les organisateurs invitent le public à découvrir ces œuvres portées par des thèmes universels, mais profondément ancrées dans l’identité gabonaise. Pour eux, le festival, au-delà de sa dimension culturelle, est aussi un appel à la reconnaissance de la richesse du patrimoine et à la valorisation de la création théâtrale locale.
JM/WM/EN/AGP










Commentaires