NTOUM, 5 mai 2026 (AGP) — Les agents de la société EBOMAF, affectés sur le chantier routier Ntoum–Cocobeach, dans la province de l’Estuaire, ont entamé un mouvement d’humeur ce mardi matin, a constaté l’Agence gabonaise de presse.
Ils dénoncent des conditions de travail qu’ils jugent difficiles et appellent à l’ouverture rapide d’un dialogue social afin d’éviter une escalade du conflit.
Au cœur de leurs revendications figurent notamment des retards dans le paiement des salaires, l’absence de bulletins de paie, la non-prise en compte des heures supplémentaires, ainsi que des insuffisances dans la représentation du personnel et la gestion des accidents de travail. Les agents évoquent également des inégalités dans l’accès à certains postes au sein de l’entreprise.
« Nous travaillons sans véritable prise en charge. Nos efforts quotidiens ne sont pas rémunérés à leur juste valeur», a déploré un agent qui a requis l’anonymat lorsque qu’un autre révèle que : « La CNSS effectue des prélèvements, mais nous ne savons pas où va notre argent ? », s’est-il interrogé.
Cette situation ravive le souvenir d’un précédent mouvement social en 2025, au cours duquel des agents de structures liées à EBOMAF avaient déjà dénoncé des arriérés de salaire et une gestion contestée, entraînant d’importantes perturbations des activités.
Les autorités locales suivent de près l’évolution de la situation, dans l’attente d’éventuelles négociations entre les parties. Nos tentatives pour avoir une réaction d’un responsable de la société Ebomaf sont pour le moment vaines.
RCEN/SMM/FE/AGP










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