LIBREVILLE, 16 avril 2026 (AGP) – Le ministre de la Réforme et des relations avec les institutions, François Ndong Obiang, a apporté, mercredi à Libreville, des éclaircissements sur les dispositions de la loi relative à la réforme du code de la nationalité, lors de son intervention sur un plateau spécial diffusé sur la chaîne publique Gabon 1ère, a noté l’Agence gabonaise de presse.
Accompagné d’un panel d’experts des services publics, le membre du gouvernement a expliqué que l’ancien code de la nationalité, vieux de trente ans, présentait des limites d’où la nécessité de le rénover.
« Il semblait accorder avec beaucoup de facilité la nationalité gabonaise et ne protégeait pas suffisamment les citoyens dans l’acquis légitime qu’ils ont de s’approprier leur Nation », a-t-il déclaré
Le ministre de la Réforme a par ailleurs précisé que « cette ordonnance est aujourd’hui aux mains du Parlement et peut être changé. Mais, je le crois pas tellement parce que les parlementaires sont bien établis dans l’idée qu’il faut redonner au peuple de la dignité », a-t-il souligné.
Des explications soutenues par le conseiller diplomatique de ce ministère, Lucette-Angèle Zokamba épouse Allela-Auguste, qui explique que ce nouveau code s’inscrit dans une logique de souveraineté. « Je pourrais rajouter que cette logique de souveraineté, veut juste dire, en français facile, que la double appartenance peut être un danger pour la sécurité nationale », a-t-elle dit.
Pour sa part, l’inspecteur des services judiciaires, Édouard Ongandaga, a mis en avant le durcissement des conditions d’acquisition de la nationalité. Il a précisé que ces mesures visent à lutter contre les pratiques frauduleuses observées par le passé. « Le législateur a renforcé les critères afin de mieux encadrer les procédures et d’éviter les fraude», a-t-il indiqué.
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