LIBREVILLE, 10 septembre 2026 (AGP) – La mise en place du Fonds 4 à la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS) constitue une réponse à la problématique des quelques 120 000 personnes relevées lors d’un audit de la Cour des comptes, a expliqué Joël Ondo Ella, conseiller technique du directeur général de la CNAMGS.
« Il ne s’agit pas d’un détournement imputable aux dirigeants ou aux responsables de la CNAMGS », a-t-il précisé. Il a plutôt présenté la situation comme une conséquence de l’histoire et de l’évolution du dispositif.
« Le Fonds 3 était le seul dispositif disponible à la création de la CNAMGS. C’est pourquoi de nombreuses personnes s’y sont retrouvées. Ce n’était pas de leur faute, puisque c’était simplement le seul fonds que l’État leur avait proposé à cette époque », a-t-il ajouté.
Selon lui, ces chiffres s’expliquent en partie par l’ancien Fonds 3, qui regroupait les commerçants, les travailleurs indépendants, les chômeurs et les personnes sans revenu ni emploi dans une entreprise ou une administration. Ce dispositif intégrait ainsi des profils socio-professionnels différents, notamment des personnes exerçant une activité aux revenus faibles ou irréguliers.
Avec la création du Fonds 4, dédié notamment aux travailleurs du secteur public, du secteur privé, aux indépendants et aux professions libérales, la CNAMGS entend mieux distinguer les catégories d’assurés. Certains bénéficiaires auparavant inscrits au Fonds 3, comme les huissiers de justice, doivent désormais être réorientés vers ce nouveau fonds, a précisé Joël Ondo Ella.
Pour le conseiller technique, le Fonds 4, associé à la digitalisation et au renforcement de la collaboration avec les autres administrations concernées, doit permettre de mieux identifier les assurés et de répondre progressivement aux observations de la Cour des comptes.
DFM/JM/FE/FSS/AGP













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