LIBREVILLE, 10 septembre 2026 (AGP) – La mise en place du Fonds 4 par la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS) répond notamment à la problématique des Gabonais économiquement faibles (GEF), marquée par le débat sur les « faux bénéficiaires » relevés lors de l’audit de la Cour des comptes, a-t-on appris d’un responsable de la CNAMGS.
Selon le Conseiller technique du Directeur général de la CNAMGS, Joël Ondo Ella, la Caisse remercie la Cour des comptes pour son travail, qui a révélé des dysfonctionnements dans le Fonds GEF. Il explique qu’à la création de la CNAMGS en 2007 et au lancement de ses activités en 2009, les enquêtes sociales manquaient de rigueur, entraînant l’inscription de personnes ne relevant pas réellement du statut de GEF.
La CNAMGS applique les recommandations de la Cour des comptes et « toilette progressivement son fichier », notamment par l’identification des doublons et le croisement des données avec la CNSS et la Direction de la Solde. Les assurés GEF ayant obtenu un emploi seront transférés vers le Fonds 1 pour les salariés du privé ou le Fonds 2 pour les agents du secteur public.
Pour mieux maîtriser les assurés par Fonds, la Directrice générale a lancé une opération visant à ajouter les photos sur les cartes des assurés âgés d’au moins 6 ans et à retirer le statut d’ayant droit aux assurés de plus de 21 ans. Cette mesure doit réduire les risques de fraude.
Concernant les 120 000 « faux GEF », Joël Ondo Ella estime que ce chiffre reste discutable et nécessite d’être précisé. Il souligne qu’il ne s’agit pas de détournements financiers imputables aux dirigeants de la Caisse. En l’absence du Fonds 4, le Fonds GEF était devenu un Fonds « fourre-tout », favorisé par des immatriculations de masse, parfois motivées par des considérations électoralistes, sans enquêtes sociales préalables.
Avec la création du Fonds 4, le Fonds 3 sera désengorgé. Les professions libérales, comme les huissiers, avocats et notaires, les travailleurs indépendants, notamment les commerçants, chauffeurs de taxis et artisans, ainsi que les assurés volontaires, passeront du Fonds GEF au Fonds des personnes exerçant une activité génératrice de revenus.
Selon Joël Ondo Ella, le Fonds 4, associé à la digitalisation et au renforcement de la collaboration avec les administrations, contribuera à mieux maîtriser le fichier des assurés et à répondre aux préoccupations soulevées par la Cour des comptes.
DFM/JM/FE/FSS/AGP












Commentaires