LIBREVILLE, 1er septembre 2026 (AGP) – Le président du Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC), Guy Bertrand Mapangou, a ouvert, ce mardi à Libreville, la deuxième session ordinaire, consacrée à deux thématiques majeures, a constaté l’Agence gabonaise de presse.
Le premier thème, intitulé « Reconnaissance et protection des terres ancestrales et sites sacrés par le droit positif : enjeux et nécessaire régulation », vise à approfondir la réflexion sur la place des terres ancestrales dans le système juridique national.
« Ce premier thème invite à regarder le sol de notre patrie non pas seulement comme une ressource marchande, mais comme le berceau de notre identité. Nous engageons là une réflexion sur la coexistence de deux systèmes juridiques qui, bien que poursuivant un même objectif de sécurisation des droits sur la terre, soulèvent de nombreuses interrogations », a déclaré le président du CESEC dans son allocution.
À cet égard, le CESEC appelle notamment à l’institution d’une Journée nationale fériée dédiée aux ancêtres.
Le deuxième thème, « L’accès aux soins médicaux : une urgence sociale », interpelle directement les pouvoirs publics, les professionnels de santé ainsi que la responsabilité collective. Le Conseil entend notamment réfléchir aux modalités d’utilisation de l’enveloppe de 44 milliards de francs CFA, allouée par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, pour moderniser le plateau technique médical.
Le CESEC entend analyser ces défis avec objectivité afin de formuler des recommandations susceptibles d’améliorer durablement l’accès aux services de santé et de renforcer la protection sanitaire des populations.
« Les thèmes qui nous sont soumis ne sont pas de simples sujets d’étude. Ils interpellent directement la société et engagent l’avenir de notre pays. Le droit foncier, parce qu’il touche à l’identité, au patrimoine, à la paix sociale et au développement économique ; l’accès aux soins et aux médicaments, parce qu’il relève de la dignité humaine et du droit fondamental à la santé et à la vie. Ce sont des préoccupations majeures pour nos concitoyens et pour le progrès de notre société. Ces deux questions appellent de notre part une réflexion rigoureuse », a souligné Guy Bertrand Mapangou.
Le président du CESEC a également dressé le bilan des travaux de la première session ordinaire, tenue en février 2026, en revenant notamment sur la valorisation de l’Iboga. Il a salué l’adoption du décret n° 0239/PR/MJSRC du 22 mai 2026, réglementant l’exploitation et la recherche sur l’Iboga. Toutefois, l’institution alerte sur les risques de spoliation internationale de l’ibogaïne et réclame la tenue d’Assises nationales d’ici décembre 2026, afin de bâtir un programme de souveraineté économique autour de cette ressource.
Concernant la lutte contre les crimes de sang, le Conseil regrette qu’aucune suite n’ait encore été donnée à ses recommandations relatives au renforcement de l’arsenal juridique et à la révision du Code pénal.
Revenant sur les activités menées durant l’intersession, le président du CESEC a évoqué l’examen du projet de loi de finances rectificative 2026. Le Conseil a émis un avis favorable sur ce texte, tout en recommandant un renforcement de la discipline budgétaire et la préservation des dépenses sociales.
Sur le plan diplomatique, il a relevé l’élection du Gabon à la première vice‑présidence de la Conférence des Conseils économiques et sociaux d’Afrique centrale (COCESAC), lors de l’adoption de la charte de cette organisation à N’Djamena.
Le Gabon a également pris part aux travaux de l’Union des Conseils économiques et sociaux et institutions similaires d’Afrique (UCESA) à Malabo et a reçu une invitation officielle à participer au Forum économique et social Chine‑Afrique, prévu à Hangzhou, du 14 au 16 septembre prochain.
JDMB/TYM/EN/CBM/AGP











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