LIBREVILLE, 25 juillet 2026 (AGP) – La deuxième édition de l’École d’été internationale Campus Mbongi “Langues, Savoirs endogènes et Écologie a été ouverte vendredi à Libreville, avec pour objectif central de promouvoir les savoirs traditionnels africains comme outils de conservation de la biodiversité”, a constaté l’Agence gabonaise de presse.
Organisée par le réseau Bantouphonie du programme Unitwin‑Chaires Unesco, en partenariat avec la Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), cette initiative réunit chercheurs, universitaires et étudiants issus des onze États membres de la CEEAC autour du concept de bioculture, qui associe diversité biologique, linguistique et culturelle dans une approche africaine de la protection de l’environnement.
Intervenant à l’ouverture, la Commissaire de la CEEAC en charge de la Promotion du genre, Nelly Banaken, a souligné que cette école d’été constitue « une étape importante » dans la stratégie d’intégration régionale de l’organisation. Elle a indiqué que le Campus Mbongi vise à rapprocher les peuples et les cultures d’Afrique centrale à travers l’éducation, les sciences et la valorisation des savoirs ancestraux.
Le coordonnateur international du programme Unitwin‑Chaires Unesco, le professeur Patrick Mouguiama‑Daouda, a expliqué que l’initiative entend favoriser le dialogue entre connaissances traditionnelles et sciences contemporaines, tout en contribuant à la sauvegarde des savoirs détenus par les communautés locales, considérés comme un patrimoine vivant essentiel à la préservation des écosystèmes.
Le programme prévoit des enseignements interdisciplinaires associant linguistique, anthropologie, ethnobiologie, écologie et sciences de l’environnement. Des travaux de terrain permettront aux participants d’étudier les plantes, les écosystèmes et les pratiques traditionnelles de gestion durable des ressources naturelles.
Cette édition rassemble une quarantaine de jeunes chercheurs des pays de la CEEAC, accompagnés d’une vingtaine d’experts internationaux venus d’Europe, du Brésil et de Guyane. Elle ouvre la voie à des échanges scientifiques entre le Bassin du Congo et d’autres grands bassins forestiers mondiaux, notamment l’Amazonie et l’Océanie.
À travers le Campus Mbongi, la CEEAC ambitionne également de mettre en place un mécanisme durable de mobilité scientifique régionale inspiré des programmes internationaux d’échanges universitaires, afin de former une nouvelle génération de chercheurs capables d’intégrer les savoirs endogènes dans les politiques publiques de conservation de la biodiversité et de développement durable.
SMM/JM/CBM/EN/AGP









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