LIBREVILLE, 9 juin 2026 (AGP) – Le sélectionneur national des moins de 18 ans (U18) de basket-ball, Bertrand Ondo Zogo, a accordé un entretien à l’Agence gabonaise de presse (AGP) dans lequel il revient sur le parcours de son équipe au tournoi de la zone 4 disputé à Malabo, en Guinée équatoriale. Malgré une défaite en finale, le technicien gabonais estime que cette performance constitue un signal encourageant pour l’avenir du basket-ball national.
AGP: Comment appréciez-vous le parcours de votre équipe lors de cette phase qualificative à Malabo ?
Bertrand Ondo Zogo : Notre parcours est honorable, surtout que peu d’observateurs nous attendaient à ce niveau de la compétition. Nous aurions aimé remporter cette finale et décrocher notre qualification pour l’Afrobasket, et nous n’en étions pas loin. Après dix années d’absence à ce niveau, je pense que ce que nous avons accompli est remarquable.
Selon vous, qu’a-t-il manqué à votre équipe pour obtenir cette qualification à la phase finale prévue à Abidjan ?
Bertrand Ondo Zogo : Nous avons disputé une demi-finale très exigeante face à une équipe centrafricaine bien préparée, qui avait étudié notre jeu et nos stratégies. Cette rencontre a nécessité plusieurs prolongations et a laissé des traces sur le plan physique. Les joueurs ont abordé la finale avec beaucoup de fatigue. Par ailleurs, nous avons effectué le déplacement à Malabo sans deux joueurs majeurs qui auraient pu renforcer notre effectif dans les moments décisifs.
Que faut-il souhaiter au basket-ball gabonais à court terme ?
Bertrand Ondo Zogo : La priorité est de préserver et d’accompagner les jeunes qui ont participé à cette compétition. Ce sont quinze joueurs prometteurs sur lesquels il faut investir, notamment à travers des bourses d’études ou un encadrement adapté. Ils représentent l’avenir du basket-ball gabonais et pourraient constituer l’ossature de l’équipe nationale dans quatre ou cinq ans.
Il est également indispensable de rénover le gymnase de Petit-Paris afin de permettre aux athlètes de se préparer dans de meilleures conditions. Enfin, l’État doit accroître son soutien au basket-ball et favoriser la création d’une académie nationale. Si le Tchad a remporté cette compétition, ce n’est pas forcément parce qu’il dispose de meilleurs joueurs, mais parce qu’il bénéficie d’une meilleure organisation, notamment grâce à son académie de basket-ball.
JP/WM/CBM/RL/AGP












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