LIBREVILLE, 6 mai 2026 (AGP) – Le ministre des Eaux et Forêts, de l’Environnement, du Climat, chargé du Conflit Homme-Faune, Maurice Ntossui Allogo, a été auditionné ce mercredi à Libreville, par les députés membres de la Commission des Affaires étrangères, de la Coopération internationale, de la Défense nationale et de l’Intégration régionale, présidée par l’honorable, Blaise Louembe dans le cadre de l’examen du projet de loi relatif à la ratification de l’ordonnance n°008/PR/2025, portant sur le statut particulier des personnels paramilitaires de son ministère, rapporte un communiqué de l’institution.
Cette séance a permis aux députés d’évaluer les enjeux d’une réforme jugée essentielle au renforcement de la protection des ressources naturelles, à la lutte contre la criminalité environnementale et à une meilleure gestion du conflit Homme-Faune au Gabon.
Dans son exposé, le ministre des Eaux et Forêts, de l’Environnement, du Climat, chargé du Conflit Homme-Faune, Maurice
Ntossui Allogo a souligné que ce texte vise à ajuster le cadre juridique des agents des Eaux et Forêts face à des défis rencontrés sur le terrain tels que le braconnage, l’exploitation illégale du bois, le trafic des espèces protégées et la multiplication des conflits entre les populations locales et la faune sauvage.
L’initiative vise aussi à renforcer le caractère paramilitaire du corps des Eaux et Forêts, tout en augmentant les capacités opérationnelles des agents. «Il s’agit de donner aux personnels des moyens adaptés pour assurer efficacement la protection des écosystèmes et la sécurité des populations», a déclaré, Maurice Ntossui Allogo.
Les députés ont également soulevé l’importance d’améliorer la protection sociale des agents, souvent exposés à des conditions de travail difficiles. Des questions ont été posées concernant l’intégration des écogardes de l’Agence nationale des parcs nationaux (ANPN) et la coordination avec les Forces de défense et de sécurité dans les zones sensibles.

En réponse, le membre du gouvernement a affirmé que ce nouveau statut corrigerait les lacunes du dispositif actuel, notamment en matière de gestion des ressources humaines et de couverture sociale. Il a ajouté que cette réforme contribuera à mieux répondre aux défis sécuritaires et environnementaux du secteur.
À l’issue de la séance, les députés ont qualifié la réforme de stratégique pour renforcer les capacités d’intervention des personnels des Eaux et Forêts dans la préservation des ressources naturelles du pays.
LKM/TYM/FE/AGP










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