LIBREVILLE, 30 avril 2026 (AGP) – À l’occasion du 44ᵉ anniversaire de la disparition de Georges Damas Aleka, une semaine d’hommage, prévue du 2 au 8 mai, a été officiellement annoncée ce jeudi à Libreville lors d’une conférence de presse organisée par sa famille, a constaté l’Agence gabonaise de presse.
Cette initiative vise à honorer sa mémoire et à permettre aux jeunes générations de mieux connaître son engagement et son rôle dans l’histoire nationale.
Présent à la rencontre, le président de l’Assemblée nationale, Régis Onanga Ndiaye, a souligné la portée symbolique de cette commémoration dans le contexte actuel de refondation institutionnelle. « Nous sommes dans un moment de partage de l’histoire de notre pays, un moment de transmission d’un héritage à travers les générations », a-t-il déclaré, estimant qu’à l’heure de la construction de la Cinquième République, il est essentiel de « restituer aux Gabonais l’histoire véritable de notre pays ».
Représentant le ministre de la Culture et des Arts empêché, le secrétaire général du ministère, Alain Batchielily, a salué une démarche qui s’inscrit dans la valorisation du patrimoine national. « La commémoration de la disparition d’une personnalité telle que Georges Damas Aleka constitue un moment de mémoire collective, mais également un temps de transmission », a-t-il indiqué.

Le Président de l’Assemblée nationale et les membres de la famille de Georges Damas Aleka.
Au nom de la famille, Claude Damas Ozimo a rappelé que cette semaine d’hommage s’accompagne de plusieurs initiatives destinées à faire passer une mémoire d’abord familiale à une dimension nationale. « Il ne s’agit pas seulement d’un livre, mais d’un témoignage, d’un héritage, un pont entre les générations », a-t-il affirmé.
La semaine commémorative s’achèvera par le vernissage de l’ouvrage Dans un ciel de concorde, au palais Léon Mba.
Né le 18 novembre 1902 à Libreville, Georges Damas Aleka fut l’une des figures marquantes de la vie politique et culturelle gabonaise. Diplomate, écrivain et compositeur, il est notamment l’auteur de l’hymne national La Concorde et a occupé plusieurs hautes fonctions, dont celle de président de l’Assemblée nationale de 1964 à 1975. Son parcours, mêlant engagement politique, action diplomatique et contribution culturelle, fait de lui un acteur majeur de la construction de l’État gabonais post-indépendance.
JPMM/JM/CBM/AGP










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