LIBREVILLE, 12 avril 2026 (AGP) – Le 12 avril 2025, jour de l’élection présidentielle, est désormais inscrit dans l’histoire politique du Gabon. Il marque la fin de la transition entamée le 30 août 2023 et l’entrée du pays dans la Ve République. Décryptage.
«Le 12, c’est le 12», un slogan largement relayé sur les réseaux sociaux. Le 12 avril 2025, près de 10 000 électeurs se sont mobilisés dans les bureaux de vote pour élire le nouveau président de la République, tournant ainsi la page d’une transition militaire globalement saluée. Une étape décisive vers le retour à un régime civil, tel que promis par le Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI), au pouvoir depuis 2023.
Au terme de ce scrutin, le candidat de l’Union Démocratique des Bâtisseurs (UDB), Brice Clotaire Oligui Nguema, a été élu avec 94,85 % des voix. Son élection a consacré le rétablissement de l’ordre constitutionnel, mais aussi la volonté de restaurer la confiance entre les citoyens et leurs institutions.
Pour de nombreux gabonais, cette élection a ravivé l’espoir d’un avenir meilleur. Après le «Coup de Libération», Brice Clotaire Oligui Nguema est apparu comme l’incarnation du renouveau, porteur d’une ambition nouvelle pour le pays et d’une amélioration tangible des conditions de vie. Cet espoir s’est traduit par une mobilisation citoyenne notable. «Ça faisait longtemps que je n’avais pas voté. Mais cette fois-ci, j’ai vu une lueur, quelque chose qui m’a poussée à me rendre aux urnes », confiait Olivina Migombe, 58 ans, fidèle catholique rencontrée devant l’église de la paroisse Saint-André, le jour du vote.
Durant sa campagne, le candidat, également surnommé « C’bon », a réaffirmé son engagement en faveur de l’unité nationale, du progrès économique et social, ainsi que de la refondation de l’État. Il a défendu un projet de société structuré autour de six grands piliers, déclinés en quinze mesures phares.
Son programme mettait notamment l’accent sur l’accès à l’eau et à l’électricité comme droits fondamentaux, la souveraineté sanitaire, le soutien à l’entrepreneuriat, la justice sociale, le développement durable, ainsi qu’une réforme en profondeur des institutions.
Un an après son élection, des actions sont engagées dans plusieurs secteurs clés, notamment la santé, l’éducation, l’économie, le social, la diplomatie et les infrastructures.
D’autres réformes sont attendues pour répondre aux besoins persistants des populations et concrétiser les espoirs placés dans ce nouveau cycle politique.
TYM/FSS/EN/AGP











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