LIBREVILLE, 2 octobre 2026 (AGP) – Les tensions entre l’Éthiopie et l’Érythrée se sont aggravées jeudi, après l’annonce par Addis-Abeba de la fermeture de son ambassade à Asmara et l’expulsion de dix diplomates érythréens, suivie de la décision de l’Érythrée de rompre ses relations diplomatiques avec son voisin, rapporte Radio France Internationale.
Les autorités éthiopiennes accusent l’Érythrée de soutenir directement et indirectement l’offensive lancée le 22 septembre par une nouvelle alliance antigouvernementale dans les régions du Tigré, de l’Afar et de l’Amhara. Cette coalition comprend notamment le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF) et le mouvement national amhara des Fano.
Addis-Abeba avait déjà accusé, le 27 septembre, l’Érythrée, le Soudan et l’Égypte de soutenir cette offensive armée. Jeudi, le gouvernement éthiopien a justifié l’expulsion des diplomates érythréens par des activités présumées constituant une « menace directe à la sécurité nationale », tout en accusant Asmara d’actes d’hostilité et de belligérance.
Quelques heures après cette annonce, l’Érythrée a riposté en déclarant la rupture de ses relations diplomatiques avec l’Éthiopie, faisant franchir un nouveau cap à la crise entre les deux pays.
Selon René Lefort, spécialiste de la Corne de l’Afrique, cité par RFI, le contentieux entre Addis-Abeba et Asmara est ancien et s’est régulièrement traduit par des accusations réciproques. La réaction éthiopienne serait toutefois directement liée, selon lui, aux accusations de soutien érythréen à l’offensive de l’alliance armée antigouvernementale.
DFM/JMNB/FE/FSS/AGP












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