LIBREVILLE, 15 juillet 2026 (AGP) – La ministre gabonaise de la Planification et de la Prospective, Louise Pierrette Mvono, a été reçue en audience, lundi à New York, aux États-Unis, par le représentant permanent de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) auprès des Nations unies, Michel Xavier Biang, a appris l’AGP de source ministérielle.
Au cours de cette rencontre, la membre du gouvernement gabonais a présenté les priorités de développement du Gabon, mettant en avant le potentiel touristique du pays, la place de la jeunesse ainsi que le Plan national de croissance et de développement (PNCD), récemment finalisé.
Accueillie au siège de la Représentation permanente de l’OIF à New York, Louise Pierrette Mvono a échangé avec le diplomate sur les perspectives de coopération entre le Gabon et l’Organisation internationale de la Francophonie.
Michel Xavier Biang a, à cette occasion, félicité l’ancienne représentante résidente de la Banque mondiale pour sa nomination au sein du gouvernement du Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, Brice Clotaire Oligui Nguema. Il a également salué le rétablissement de ce ministère, qu’il a qualifié de stratégique et transversal.
La ministre a, pour sa part, salué la qualité de la coopération entre le Gabon et l’OIF. Elle a indiqué que le pays traverse une étape déterminante de son histoire, marquée par la volonté d’accélérer son développement tout en faisant face à ses engagements financiers.
«Nous avons eu énormément de ressources et nous nous rendons bien compte que peut-être nous aurions pu les utiliser différemment. Aujourd’hui, nous voulons accélérer notre développement. Cela demande des ressources, mais, en même temps, nous devons assurer le service de la dette », a-t-elle déclaré.
Évoquant les contraintes budgétaires, Louise Pierrette Mvono a souligné que le Gabon entend honorer ses engagements tout en répondant aux besoins essentiels des populations.
« Nous assumons notre dette, mais nous devons également répondre aux besoins fondamentaux de nos populations. Il ne s’agit pas seulement d’économie, mais aussi de garantir les droits essentiels et une vie décente. Il faut faire des arbitrages », a-t-elle affirmé.
Abordant le Plan national de croissance et de développement (PNCD), la ministre a indiqué que ce document stratégique, inspiré du projet de société du Chef de l’État, est désormais finalisé, tout comme sa stratégie de financement.
Selon elle, le PNCD représente un investissement global de 27 000 milliards de francs CFA, dont 17 000 milliards devraient être mobilisés auprès du secteur privé, avec un accent particulier sur la valorisation du capital naturel du Gabon.
La ministre a précisé que ce plan vise avant tout à stimuler une croissance inclusive, capable d’améliorer durablement les conditions de vie des populations et de créer des emplois.
JMNB/FSS/EN/AGP









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