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Drame de Mekambo: Dieudonné Minlama Mintogo réitère l’urgence d’un «Fonds nature»

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Dieudonné Minlama Mintogo lors sa déclaration.

Ancien candidat à l’élection présidentielle de 2016 et acteur de la société civile, Dieudonné Minlama Mintogo sort du silence et donne sa position suite aux événements de Mekambo dans la province de l’Ogooué-Ivindo (Nord-est) ayant occasionné une perte en vie humaine. Dans une déclaration, parvenue le mercredi 9 juin à l’AGP, il réitère l’idée de la création urgente d’un «Fonds nature» pour indemniser les victimes du conflit homme-faune.

«En attendant, je réitère ma proposition présentée lors de la campagne des élections présidentielles de 2016, de créer, en urgence, un “Fonds nature”. Ce fonds sera approvisionné par une taxe sur le bois et d’autres produits forestiers, ainsi que par les bailleurs de fonds internationaux, avec pour missions principales: Indemniser les victimes des destructions des cultures et de leurs espaces de vie par les animaux, financer les activités alternatives moins exposées à la destruction des animaux», a indiqué le président du parti Ensemble de la République.

Il demande à cet effet, au président de la République, Ali Bongo Ondimba, de mettre en place une task-force, chargée d’évaluer la politique environnementale et de proposer des améliorations. Ce, en tenant compte du leadership mondial de Gabon, de l’urgence de diversifier l’économie et de préserver l’intérêt des communautés impactées.

«J’invite le président de la République à prendre le leadership pour l’établissement d’une coopération internationale environnementale gagnant-gagnant entre les pays pollueurs, les pays protecteurs de l’environnement et les bailleurs de fonds internationaux», a-t-il déclaré. Estimant que seul cet équilibre peut à moyen, court et long terme sauver l’Humanité de la dégradation de la planète. «Nos populations et nos Etats ne peuvent pas continuer à payer seuls le lourd tribut de la Conservation et de la Privation de nos ressources», a-t-il martelé.

Pour lui en effet, «nos espaces et aires protégées constituent, à mes yeux, nos mines d’or, nos puits de pétrole (….) d’aujourd’hui et de demain. C’est sur cet angle que nos politiques environnementales doivent désormais s’orienter».

C’est dans cette optique, que cet acteur de la société civile appelle la communauté internationale à apporter un «Soutien Fort», à la Hauteur des engagements et des efforts consentis par le Gabon dans la protection de l’environnement et de la biodiversité au bénéfice de l’Humanité en général et l’humain en particulier. Non sans rappeler que ces engagements restent encore très largement supérieurs aux retombées économiques et sociales, actuellement, engrangées par l’État et par les populations.

Revenant sur les événements de Mekambo, Dieudonné Minlama Mintogo pense que cela doit être considéré par tous, comme un avertissement sérieux, mieux, comme un rappel à l’ordre ou encore un nouveau départ. Car, ils auraient pu se dérouler dans plusieurs autres localités du pays.

Pour rappel, 20% de la superficie globale du Gabon est réservée à la conservation de l’environnement, notamment à travers la création de 13 parcs nationaux en 2002 et 20 parcs marins en 2017.

Herman Ulrich NGOULOU

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