ActualitéSociété & Culture

Décharge de Mindoubé : le gouvernement en guerre contre le travail des enfants sur le site

0
Les membres du gouvernement à la décharge de Mindoubé.

Les ministres de l’Intérieur, Lambert-Noël Matha, de la Santé, Dr. Guy Patrick Obiang Ndong, et de l’Education nationale, Camélia Ntoutoume Leclercq, se sont rendus ce jeudi 4 août 2022, à la décharge municipale de Mindoubé, dans le 5ème arrondissement de Libreville, pour s’enquérir des conditions de dépotage des ordures, mais surtout pour sensibiliser les populations environnantes, sur les dangers qu’elles encourent.

La décharge municipale de Mindoubé, dans le 5ème arrondissement de la capitale gabonaise, est le seul endroit où sont déposés toutes les ordures ménagères du Grand Libreville. Le site, qui accueille plus de 800 tonnes de déchets par jour, depuis plusieurs années, est saturé. Une situation qui a entrainé, ce jeudi, la descente sur le terrain des membres du gouvernement.

«La problématique des ordures ménagères de la décharge de Mindoubé inquiète. Elle relève des aspects environnementaux, de santé publique et les jeunes qui fréquentent ces lieux. Notre présence ici, nous a permis de nous rendre compte que la décharge est saturée et qu’il va falloir y remédier de toute urgence. Les travaux en cours, doivent être accélérés, pour permettre la fluidité du dépotage en attendant le centre de traitement. Un autre problème est celui des enfants qui travaillent sur ce site. Des mesures ont été prises à l’encontre des enfants qui fréquentent cette décharge. Une sensibilisation se fait aussi, un enrôlement a été également effectué pour recenser les enfants non scolarisés. Désormais, ils seront pris en charge dans les établissements scolaires proches de leur domicile en vue d’une socialisation», a indiqué le ministre de l’Intérieurl Lambert-Noël Matha.

À proximité des populations, la décharge de Mindoubé est un danger pour les familles qui y vivent et travaillent au quotidien sur ce site pour gagner leur vie.

«Une décharge est une zone où il y a des microbes et ces jeunes sont non seulement fragiles et exposés aux maladies. Il faut normer l’accès à la décharge, des critères bien définis pour protéger la population aux risques sanitaires», a précisé le ministre de la Santé, Dr. Guy Patrick Obiang Ndong.

La décharge de Mindoubé est un trésor pour les plus démunis. Ces derniers y trouvent tout ce que les autres n’ont pas voulu, et se nourrissent, s’habillent avec ces déchets de la poubelle.

«Je viens à la décharge à 8h du matin. Je récupère la ferraille, palettes que je vends au kilogramme et à l’unité au prix de 1000 F CFA. Mes revenus journaliers s’élèvent à 30.000 ou 20.000f. Nous travaillons sans matériel de protection, ce qui nous expose et nous rend malade. Parfois nous avons mal à la poitrine, la toux, la diarrhée parce que nous consommons les aliments qui proviennent de la décharge. À défaut d’aller braquer, voler, nous choisissons de nous exposer pour survivre», a témoigné Steven, jeune gabonais qui se nourrit à la décharge.

À l’heure où l’on parle de la protection de l’environnement, du réchauffement climatique et devant l’importance de la problématique de santé des populations, il serait judicieux une fois pour toute que le gouvernement se penche réellement sur la question.

La descente de ce jour n’est pas la première du genre, les populations attendent des actions fortes pour mettre fin à l’insalubrité du Grand Libreville.

TYM/CBO/FSS/AGP

Le risque de rupture d’antirétroviraux au menu d’une audience à la primature

Article précédent

Les ODD : la Coordinatrice résidente des Nations-unies félicite les progrès réalisés par le Gabon

Article suivant

Commentaires

Laisser une réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Plus dans Actualité