Le Mondial 2026 poursuit son bonhomme de chemin au Canada, au Mexique et surtout au pays phare, les Etats-Unis où les stades sont pleins à craquer. C’est qu’au pays de l’Oncle Sam, comme ailleurs, personne ne veut rater ces moments historiques, ces instants magiques où se produit un formidable choc des continents. Dans ces confrontations, l’Afrique, bien que présentant un bilan mitigé en ce début de compétition, est loin d’être ridicule, ses représentants, dans leur majorité, ont, en effet, tracé de belles perspectives, mais sont fébriles en attaque. Et c’est là où le bât blesse…
Contrairement aux éditions précédentes, les représentants africains, dix au total, semblent mesurer assez bien le poids de leurs responsabilités. Et elle est peut-être loin l’époque où les pays africains faisaient de la participation, l’essentiel. D’ailleurs on constate, avec bonheur que beaucoup d’équipes africaines sont mieux structurées techniquement et tactiquement. Elles sont plus ambitieuses que jamais, surtout après que le Maroc eut brisé le plafond de verre en atteignant les demi-finales du Mondial en 2022.
Au regard de la dizaine de matches livrés par les Africains, il y a des réelles chances d’aller au deuxième tour pour les pays comme la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Maroc, l’Egypte, la RDC ou le Sénégal en dépit de sa défaite face à la France. Des surprises ne sont pas à exclure non plus, surtout que nous sommes dans un domaine, le football, où il y a souvent de retournement de situation extraordinaire. Qui aurait pu penser, par exemple, que le Cap Vert, moqué par beaucoup de gens, tiendrait en échec l’Espagne, championne d’Europe en titre et l’Uruguay double vainqueur du Mondial (1930 et 1950), quinze fois vainqueurs de la Copa America et 18e au classement Fifa ? Pas grand monde ! L’Afrique pourrait bien enflammer ce mondial.
Cependant, ce qui inquiète fortement les Africains en ce moment, c’est cette panne d’efficacité au niveau de toutes les attaques. Jusqu’ici, en dehors et contre tout attente du Cap Vert qui a fait 2 à 2, aucune autre équipe africaine n’est parvenue à inscrire deux buts au cours d’une même rencontre. C’est cette incapacité à tuer lesWM matches qui peut jouer des mauvais tours à de nombreuses formations. Et ça même déjà commencé. Le Sénégal aurait pu inscrire deux ou trois buts contre la France en première mi-temps, et on n’aurait pas vécu le même match par la suite. Samedi dernier c’est au tour de la Côte d’Ivoire de se montrer incapable de tuer un match qu’elle a bien entamé et dominé à certains moments, face à l’Allemagne. Résultat des courses, les deux formation été battues, 3-1 et 2-1.
En fin de compte, il faut que les équipes africaines soignent leur attaque, qui est malade et ne produit pas grand-chose, sinon cette belle aventure risque de tourner court lorsqu’il s’agira de se qualifier pour deuxième tour ou d’aborder les matchs à élimination directe, qui est une mort subite impitoyable.
Par J. NGOM’ANGO









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