Ce n’est peut-être pas encore l’heure des bilans, mais il est souvent important de regarder le chemin parcouru. Après plus de huit mois de pratique sportives, on peut dire que les petites fédérations gabonaises, malgré le dynamisme et la bonne volonté de leurs dirigeants peinent à sortir des sentiers battus, faute de moyens conséquents.
Le constat est assez encourageant mais il reste beaucoup de choses à faire, notamment pour des petites fédérations qui continuent de broyer du noir. Au niveau de l’Athlétisme, la mère des Sports n’enfantent plus grand-chose au Gabon. Cette année 2026, le bilan global, pour l’instant squelettique, se résume en une médaille d’argent, obtenue de Carine Mekame Ndong à Accra au Ghana au lancer du poids avec un jet 16.71 mètres et deux records nationaux battus. D’ailleurs, très lucide et surtout réaliste comme à son habitude le président de la Fédération gabonaise d’Athlétisme, Anaclet Mathieu Taty notait avec scepticisme et gravité : « Comme faiblesse nous avons des ligues qui ne sont pratiquement pas opérationnelles, parce que nous n’avons pas de moyens. Nous manquons de pistes d’athlétisme. Il nous manque aussi des cadres dans la formation. Si nous n’avons pas l’accompagnement de l’Etat il est difficile d’atteindre nos objectifs », avait-il déclaré lors de sa prise de contact avec le nouveau ministre des Sports, Paul Ulrich Kessany.
La boxe gabonaise est, elle, dans une situation de chaos pugillistique, dont le point culminant aura été la démission, le 4 mai 2026, du président de la Fédération gabonaise de boxe (Fégaboxe), Bonaventure Nzigou Manfoumbi, alias « l’Ange Blanc », qui dénonçait le manque de soutien institutionnel. Son intérim est assuré par Pierre Anguinga Dickson, qui se démène comme un beau diable pour maintenir en vie une discipline sportive sans ressources et empêtrée dans des conflits…
Au niveau de la Fédération gabonaise de basketball (Fégabab) dirigée par Willy Conrad Asséko, la situation est assez encourageante, surtout sur le plan international où le Gabon a réalisé de belles performances, comme par exemple au niveau de l’Afrobasket U18, où le Gabon est sorti vice-champion de la zone 4 à Malabo, en Guinée équatoriale en juin 2026. Bonne tenue aussi du Gabon au championnat d’Afrique FIba U18. Le ministre des Sports a salué ces performances encourageantes et promis un appui de son département.
La fédération gabonaise de handball (Fégahand) a, elle aussi, engrangé de belles performances à l’international. Le handball a fait retentir la Concorde en remportant la Coupe du président de la Confédération africaine de handball face au Cameroun (29-27). Cependant, cela ne doit pas masquer les problèmes récurrents qui minent un handball gabonais, qui a connu un recul au fil des années et qui a besoin du coup de pouce de l’Etat.
A la fédération gabonaise de volley-ball (Fégavolley), le dynamisme est palpable. Son président, Raymond Bivougou, malgré la modicité des moyens se bat comme un beau diable pour ne pas laisser mourir sa discipline. La formation des arbitres, les maîtres du jeu, et celle des entraîneurs de niveau 2 et des débutants, visent à mettre un accent particulier sur la formation des jeunes, gage d’un avenir prometteur. Il est aidé en cela par une Ligue de volley-ball de l’Estuaire efficace. Là encore, le concours de l’Etat est primordial, pour encourager tous ces efforts.
En un mot, de façon générale, la situation est très difficile pour toutes les petites fédérations et leurs ligues, pour celles qui en ont. Et comme il n’y a pas que le football, le nouveau ministre devrait consentir encore plus d’efforts pour permettre aux jeunes Gabonais de pratiquer la discipline sportive de leur choix et, qui sait, défendre le Gabon au plus haut niveau.
Par J. NGOM’ANGO











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