LIBREVILLE, 21 juillet 2026 (AGP) – La capitale politique gabonaise accueille du 21 au 24 juillet, la VIIIᵉ Session ordinaire du Comité technique spécialisé sur la Défense, la Sûreté et la Sécurité des États de l’Afrique centrale dont les travaux du segment des experts se sont ouverts ce mardi, en vue d’examiner l’état de mise en œuvre des recommandations et décisions de la Conférence des chefs d’État, a constaté l’Agence gabonaise de presse.
Au nom de la Guinée équatoriale, pays assurant la présidence en exercice de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), Luis Assumu Mba Medja a procédé à l’ouverture des travaux. Dans son allocution, il a exprimé sa gratitude aux autorités gabonaises pour les excellentes conditions d’organisation de cette rencontre, ainsi qu’au président de la Commission et aux équipes mobilisées pour la préparation de la session.
Selon lui, l’espace CEEAC traverse une période marquée par des défis sécuritaires en constante évolution, devenus plus complexes et nécessitant des réponses régionales adaptées, coordonnées et fondées sur une vision commune de la sécurité collective.
Le représentant de la présidence en exercice a rappelé que le Comité technique spécialisé constitue l’un des principaux instruments de gouvernance de l’architecture régionale de paix et de sécurité. « Les travaux qui débutent aujourd’hui permettront d’examiner plusieurs réformes majeures destinées à améliorer l’efficacité opérationnelle de nos mécanismes communautaires », a-t-il déclaré.
Le Segment des experts attitrés occupe une place centrale dans le processus décisionnel. Il est chargé d’examiner les projets de textes avant leur transmission au Segment des chefs d’État-major général, puis au Conseil de paix et de sécurité de l’Afrique centrale (COPAX) pour examen et adoption.
De son côté, le Commissaire aux Affaires politiques, Paix et Sécurité de la CEEAC, Marcel Mapangou Moussadji, a exprimé, au nom du président de la Commission, sa profonde gratitude au président de la République gabonaise, Brice Clotaire Oligui Nguema, pour l’accueil réservé aux délégations et les dispositions prises pour la tenue des assises. Il a rappelé que cette session intervient au lendemain du premier tour de l’élection présidentielle à Sao Tomé-et-Principe, un scrutin qui témoigne, selon lui, de la vitalité démocratique en Afrique centrale.
« Nous sommes encouragés par les initiatives de médiation et de paix en cours dans le cadre de la résolution de la crise sécuritaire à l’Est de la RDC et de la crise diplomatique et sécuritaire entre la RDC le Rwanda », a-t-il ajouté.
Toutefois, il a souligné que l’espace communautaire reste confronté à de nombreux défis qui ne sauraient être ignorés.Depuis l’entrée en vigueur de ses textes fondamentaux, à la suite de sa réforme institutionnelle, la CEEAC dispose de mécanismes et instruments nécessaires pour répondre à ces défis, a-t-il rappelé.

Vue des experts lors de la session de travail
La partie gabonaise était représentée par Freddy Nze Ekekang, Commissaire général à l’Intégration régionale. Celui-ci a indiqué que les travaux se tiennent à un moment charnière, alors que la sous-région fait face à des menaces sécuritaires complexes : terrorisme, criminalité transfrontalière et piraterie maritime.
Il a également évoqué les menaces sanitaires persistantes, marquées par la résurgence de fièvres hémorragiques mortelles et d’endémies chroniques comme le paludisme. Cette vulnérabilité est aggravée par l’instabilité, la porosité des frontières et la fragilité des infrastructures de santé. « Les budgets alloués à la santé restent en deçà des objectifs internationaux. La région souffre d’un sous-effectif chronique de médecins, d’infirmiers et de spécialistes », a-t-il souligné.
Selon lui, il est impératif de répondre efficacement à ces menaces. Cette session permettra également d’examiner l’état de mise en œuvre des recommandations et décisions de la Conférence des chefs d’État.
JMNB/CBM/EN/AGP









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