COTONOU, 11 juin 2026 (AGP) – La première édition de la Nuit de la presse africaine s’est ouverte ce jeudi à Cotonou, au Bénin, en présence d’une dizaine de délégations venues de plusieurs pays du continent, a constaté l’envoyé spécial de l’Agence gabonaise de presse.
Placée sous le signe de l’excellence, de la solidarité et de la professionnalisation des médias africains, cette rencontre ambitionne de renforcer les liens entre les professionnels de l’information et de promouvoir une presse plus forte et plus indépendante. À l’ouverture des travaux, l’initiateur de l’événement, Patrice Gbaguidi Sewanou, a insisté sur la nécessité de bâtir une presse africaine unie pour relever les nombreux défis auxquels elle est confrontée.
« Nous célébrons l’excellence, mais surtout notre solidarité. Rêvons grand, car une presse unie est une presse qui pèse. Une presse divisée est une presse qui souffre », a‑t‑il déclaré devant les participants.
Évoquant les difficultés qui affectent le secteur, il a notamment dénoncé la précarité des journalistes, l’absence de contrats de travail et les faibles rémunérations.
« Comment peut‑on être indépendant quand on ne peut pas nourrir sa famille ? », s’est‑il interrogé, appelant à une prise de conscience collective sur les conditions d’exercice du métier.
Selon lui, la Nuit de la presse africaine doit être un « espace de vérité et d’action », permettant aux acteurs des médias d’identifier les maux qui fragilisent la profession et de proposer des solutions durables. Deux principaux défis ont ainsi été mis en avant :
– la mise en place d’un statut professionnel harmonisé des journalistes à l’échelle africaine ;
– la création d’un Réseau international de la presse africaine, conçu comme une plateforme de coopération entre les rédactions du continent pour favoriser les échanges d’expériences, le partage de compétences et les opportunités professionnelles.L’ambition affichée est de contribuer à l’émergence d’une presse africaine digne, professionnelle, indépendante et dynamique.
Présente à cette rencontre, la cheffe de la délégation gabonaise, Hermine Otounga Souna, s’est réjouie de la participation du Gabon à cette première édition.
« Avec cinq nominés, dont des responsables d’entreprises de presse publique et privée, le Gabon est très honoré de prendre part à cette première édition des Prix de la presse africaine. Nous avons d’ailleurs bénéficié du soutien des plus hautes autorités de notre pays pour effectuer ce déplacement à Cotonou », a‑t‑elle souligné.
Elle a également exprimé le souhait de voir cette manifestation prendre une dimension véritablement continentale.
« Nous souhaitons que cet événement adopte, à terme, un format continental lui permettant de se tenir chaque année dans une capitale africaine différente. Cela contribuerait à renforcer l’intégration et l’inclusion portées par les jeunes générations, dans la continuité de l’idéal panafricaniste défendu depuis des décennies », a‑t‑elle déclaré.

La délégation gabonaise présente à la cérémonie d’ouverture.
Clôturant son intervention, l’initiateur de la manifestation a adressé ses remerciements aux autorités ayant contribué à la réussite de l’événement et à la promotion d’une presse africaine forte et responsable, notamment le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema, le président guinéen Mamadi Doumbouya, ainsi que l’ancien président béninois Patrice Talon, pour leur accompagnement et leur soutien à cette initiative dédiée à la valorisation de la presse africaine.
RL/JMNB/CBM/EN/AGP












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