MAKOKOU, 31 juillet 2025 (AGP) – Alexis Bouaka, un Gabonais sans emploi âgé d’une cinquantaine d’années a tragiquement perdu la vie au Centre hospitalier régional Omar Bongo Ondimba ( CHROBOM), mardi dernier apres avoir été brûlé dans sa cellule au commissariat de police de Makokou, a-t-on appris.
Selon des sources concordantes, l’homme était en garde à vue pour des raisons d’enquête sur une affaire de viol qui pesait sur lui, lorsque l’incendie s’est déclaré dans sa cellule, entraînant des brûlures graves. Conduit immédiatement à l’hôpital, Alexis Bouaka n’a pu être sauvé. L’homme aurait fait un arrêt cardiaque.
Il avait été convoqué par les autorités pour une affaire distincte, mais en arrivant au commissariat, il s’est retrouvé avec une de ses filles venue déposer plainte contre lui pour viol, un acte qu’il aurait commis la veille. Ce qui avait conduit les policiers à le garder à vue, en attendant de voir clair.
Désemparé par la situation, ce dernier avait tenté un acte suicidaire avant même d’être conduit dans la cellule, en ingurgitant de la bétadine contenue dans un sachet de médicaments qu’il avait sur lui. Après avoir été soigné au Centre hospitalier régional Omar Bongo Ondimba (CHROBOM), il avait été ramené à la police, les médecins estimant qu’il ne courait pas de danger vital.
Cependant, peu après son (Re)-placement en garde à vue mardi, en début d’après-midi, un incendie s’est déclaré dans sa cellule, alertant les usagers et le personnel policier. Extrait d’urgence, il avait malheureusement déjà subi de graves brûlures.
Cette tragédie soulève de nombreuses questions. Notamment sur l’origine de l’incendie, étant donné qu’aucun des premières analyses ne renvoie à l’hypothèse d’un court-circuit. Et sachant de plus, que le détenu avait été dépourvu de tout objet avant son entrée dans cette gêole. Une zone d’ombre qui mériterait d’être éclairée.
NMM/LKM/WM/AGP












Commentaires