Société & Culture

Gabon/Violences basées sur le genre : clôture de la campagne de plaidoyer du projet ACT-VBG

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LIBREVILLE, 29 octobre 2026 (AGP) –Dans le cadre du projet ACT-VBG cofinancé par l’Union européenne et l’ambassade de France au Gabon et à Sao Tomé-et-Principe, les acteurs institutionnels et de la société civile ont clôturé ce jeudi à Libreville les travaux de plaidoyer du projet Agir contre toutes formes de violences basées sur le genre, a-t-on constaté.

Lors de cet atelier, les parties prenantes ont appelé à renforcer l’application de la loi n° 006/2021 relative aux violences faites aux femmes et à traduire en actions concrètes les recommandations issues de la campagne de plaidoyer du projet ACT-VBG, afin d’améliorer la prise en charge des victimes de violences basées sur le genre (VBG).

Intervenant à l’atelier de clôture de cette campagne, placé sous le thème « De l’analyse à l’action : quelles réponses institutionnelles et de la société civile pour améliorer la prise en charge des victimes de VBG au Gabon ? », le président de la Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH), Bertrand Homa Moussavou, a plaidé pour le renforcement de la sensibilisation, l’allocation de moyens conséquents et l’amélioration du dispositif judiciaire consacré à la lutte contre ces violences. Il a également insisté sur la nécessité d’impliquer davantage les hommes dans la sensibilisation et la prévention, y compris dès la petite enfance, afin de promouvoir le respect de l’intégrité humaine et la protection de la vie. « Faire en sorte qu’il y ait beaucoup plus de personnes qui s’engagent, les hommes également », a-t-il déclaré.

De son côté, la vice-présidente de l’association REFLET, Edith Liliane Mekina, a dressé un bilan positif du travail de plaidoyer mené, tout en relevant des insuffisances dans la prise en charge des victimes. Selon elle, les observations recueillies sur le terrain, notamment à Libreville, ont permis d’identifier des points à améliorer dans la loi n° 006/2021. Elle a appelé à traduire les recommandations issues de cette campagne en actions concrètes, à travers une feuille de route concertée et des engagements communs entre les pouvoirs publics et les organisations de la société civile. « Mais faire un diagnostic ne suffit plus. L’urgence est aujourd’hui à la concrétisation, cet atelier n’est pas une simple cérémonie de clôture, c’est un point de départ pour l’engagement », a-t-elle indiqué.

Elle a également insisté sur la nécessité d’intensifier la sensibilisation dans toutes les provinces et de mobiliser des ressources financières suffisantes pour assurer la continuité des actions engagées.

L’atelier de clôture intervient au terme de la campagne de plaidoyer du projet ACT-VBG, dont l’ouverture avait eu lieu en avril dernier.

JPMM/JM/FE/AGP

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