LIBREVILLE, 9 octobre 2026 (AGP) – Les États d’Afrique centrale, les institutions de formation et les partenaires techniques et financiers ont été appelés à renforcer leur collaboration pour assurer le succès de l’offre régionale de formation sur la gestion communautaire durable de la faune, à l’issue de l’atelier sous-régional organisé à Libreville, dont les travaux se sont achevés vendredi, a constaté l’Agence gabonaise de presse.
Intervenant au nom du représentant de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) au Gabon, le Dr Athman Mravili, Armand Asseng Zé, spécialiste en gestion durable des forêts et changement climatique, a insisté sur la nécessité d’une mobilisation collective autour de la feuille de route adoptée par les participants.
« La FAO, pour sa part, est engagée et déterminée à tout mettre en œuvre pour conduire à terme la réalisation de cette feuille de route », a-t-il déclaré, avant d’inviter chaque acteur à assumer pleinement sa responsabilité afin de garantir une mise en œuvre coordonnée des actions retenues.
Cette dynamique de coopération a également été au cœur du message délivré par le secrétaire général du ministère des Eaux et Forêts et de l’Environnement, Delphin Mapaga, lors de la cérémonie de clôture. Selon lui, les cinq jours de travaux ont permis aux experts du Gabon, du Cameroun, du Congo et de la République démocratique du Congo (RDC) de construire un référentiel commun destiné à harmoniser les pratiques de gestion durable de la faune au sein de l’espace sous-régional.
Articulé autour de quatre modules portant notamment sur l’écologie des espèces prélevées, la chasse communautaire durable, les sauvegardes sociales et la gouvernance de la faune, ce dispositif devra favoriser l’émergence d’un langage technique partagé entre les administrations, les exploitants forestiers et les communautés locales.
Pour Delphin Mapaga, cette démarche traduit une évolution des approches de conservation. « La gestion durable de la faune ne peut plus être l’affaire de l’État seul. Sans les communautés qui vivent au quotidien avec les éléphants et les potamochères, aucune politique de conservation ne peut prospérer », a-t-il souligné.
Les participants ont ainsi convenu que la réussite de cette initiative passera par une implication concertée des gouvernements, des centres de formation, des organisations communautaires et des partenaires de développement. L’objectif est de renforcer durablement les capacités des acteurs de terrain tout en favorisant une gestion plus inclusive et plus efficace des ressources fauniques.

Photo de famille au terme de l’atelier.
Inscrit dans les orientations du Plan national de croissance et de développement (PNCD) 2026-2030, le référentiel élaboré au cours de l’atelier sera intégré au cursus de l’École nationale des Eaux et Forêts (ENEF) du Cap Estérias et déployé progressivement dans les différents pays concernés. Le suivi de la feuille de route sera assuré par les États, avec l’appui de la Commission des Forêts d’Afrique centrale (COMIFAC) et des partenaires techniques engagés dans le programme SWM.
CM/MIM/EN/CBM/AGP












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