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Gabon : ouverture d’un atelier sous‑régional sur la gestion de la faune sauvage

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LIBREVILLE, 5 octobre 2026 (AGP) – Le ministre des Eaux et Forêts, de l’Environnement et du Climat, chargé du Conflit Homme‑Faune, Maurice Ntossui Allogo, a ouvert ce lundi à Libreville, un atelier sous‑régional consacré à l’élaboration de contenus de formation sur la gestion communautaire de la faune sauvage en Afrique centrale, en présence de l’ambassadrice de l’Union européenne, Cécile Abadie, a constaté  l’Agence  Gabonaise de Presse. 

Organisée du 5 au 9 octobre 2026, la rencontre s’inscrit dans le Programme de gestion durable de la faune sauvage (SWM) de la FAO, mis en œuvre avec WCS, l’Union européenne, l’Agence française de développement (AFD) et le Cirad.

Développé depuis 2018 au Cameroun, au Congo, au Gabon et en République démocratique du Congo, le programme SWM vise « à former à peu près 300 agents de terrain sur la période 2026‑2028 », a indiqué Nathalie Van Vliet, représentante du programme. Ces agents appuient les communautés dans la gestion durable de la chasse.

L’atelier constitue la composante 4, dédiée au renforcement des capacités dans le cadre de la mise à l’échelle du programme. Il doit permettre de capitaliser les expériences des différents sites, de consolider les priorités de formation, d’élaborer la trame pédagogique des modules et de convenir d’un calendrier de mise en œuvre. Le programme entend travailler avec les centres d’excellence de formation d’Afrique centrale, les gouvernements et les autres acteurs pour co‑développer des modules adaptés.

Les travaux s’articulent autour de quatre modules : l’écologie des espèces prélevées, la chasse communautaire durable, les sauvegardes sociales et l’engagement communautaire, ainsi que les droits, politiques et gouvernance de la faune.

Dans son allocution, le ministre a estimé que les administrations, le secteur privé et la société civile doivent disposer de « compétences solides, harmonisées et profondément ancrées dans les réalités de nos territoires ». L’atelier doit ainsi bâtir un socle pédagogique commun, harmonisant les pratiques tout en tenant compte des spécificités juridiques, culturelles et écologiques de chaque pays.

Natalie Van Vliet , représentante du programme SWM, lors de la présentation du chronogramme.

« J’attends de ces journées d’échanges des résultats très concrets : des trames pédagogiques claires, opérationnelles et parfaitement adaptées à nos réalités, adossées à une feuille de route assortie d’échéances et d’engagements précis », a‑t‑il déclaré.

À l’issue de l’atelier, un groupe d’experts du programme SWM, en collaboration avec des formateurs des centres de formation, finalisera les modules selon les spécificités de chaque pays. Suivront l’acquisition des équipements pédagogiques, le lancement des formations sur le terrain et la mise en ligne des modules sur une plateforme de type MOOC, en accès libre et accréditée.

CM/MIM/FE/CBM/AGP

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