LIBREVILLE, 10 août 2026 (AGP) – Les Zambiens sont appelés aux urnes jeudi prochain pour des élections générales – présidentielles, législatives et locales – où le chef de l’État sortant, Hakainde Hichilema, part favori face à une opposition affaiblie par la disparition d’Edgar Lungu. Mais le bilan démocratique du président, élu en 2021 sur la promesse de restaurer l’État de droit, suscite autant d’attentes que de critiques, rapporte l’Agence d’Information d’Afrique.
Le 13 août, plusieurs millions d’électeurs participeront à un scrutin à forte portée symbolique dans ce pays d’Afrique australe longtemps présenté comme un modèle d’alternance pacifique. Présidentielle, législatives et locales se déroulent simultanément. Cinq ans après sa victoire, Hichilema, chef du Parti uni pour le développement national (UPND), sollicite un second mandat. La Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) a déjà déployé sa mission d’observation, qui promet une déclaration préliminaire dès le 15 août.
Au-delà de la compétition politique, c’est la réputation démocratique de la Zambie qui se joue. Peu de scrutins en Afrique australe attirent autant l’attention, tant le pays a longtemps été considéré comme une vitrine de transitions pacifiques.
L’élection intervient dans un contexte contrasté. Arrivé au pouvoir en 2021 sur la promesse de restaurer l’État de droit, de relancer une économie étouffée par la dette et de rompre avec les dérives de son prédécesseur, Hichilema peut revendiquer plusieurs acquis. Premier pays africain à faire défaut sur sa dette souveraine après la pandémie de Covid-19, la Zambie a finalement achevé une restructuration complexe de son endettement extérieur, renoué avec la croissance et regagné la confiance prudente des bailleurs.
JMNB/CBM/EN/AGP










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