LIBREVILLE, 10 août 2026 (AGP)- La préservation et la transmission du patrimoine culturel sont au cœur du Festival culturel Massangu, consacré à la valorisation des traditions et des rites de cette communauté, a constaté l’Agence gabonaise de presse.
A travers ce festival, les ressortissants de la Boumi-Louétsi, notamment de Mbigou et du village de Imeno Mbila, et des contrées environnantes de la province de la Ngounié dans le Sud du Gabon, entendent faire connaître aux nouvelles générations les savoir-faire et les pratiques légués par leurs ancêtres.
Parmi les objets présentés figure le «Kadenga», une ancienne marmite utilisée par les grands-parents pour la cuisson des aliments, ainsi que des corbeilles servant notamment à présenter les arachides et les ignames. D’autres objets témoignent de l’organisation sociale et de la communication au sein des communautés, à l’instar du «Pungi», utilisé comme moyen d’alerte entre les villages, et du «Kindu», assimilé à une cloche et servant à transmettre la parole du village.
«Nous avons exposé tous nos produits ancestraux. En tant que jeunes, nous faisons tout pour essayer de protéger nos acquis», a expliqué Guy Roger Pangou.
L’ exposition permet également de découvrir des outils et objets liés aux activités quotidiennes et aux rites sociaux, notamment l’«Itsok», utilisé pour l’abattage des arbres, le «Tsopou», considéré comme l’une des premières formes de machette, ou encore le «Nyoundou», une enclume associée à certaines pratiques d’honneur et de reconnaissance, notamment lors des mariages. «Chez les Massangos, on ne mettait pas cela sur la liste des mariages. C’était l’homme qui honorait sa femme en déposant cet objet devant les biens destinés au mariage», a-t-il souligné.
Au-delà de leur valeur historique, certains objets révèlent également les connaissances et savoir-faire développés par les ancêtres dans leur environnement naturel. Le «Direba», ancien gobelet, pouvait servir à contenir différentes boissons, mais aussi à produire une substance utilisée comme savon. D’autres matières végétales, telles que le «Mpaga», une torche indigène, servait à l’allumage du feu, tandis que certaines étaient utilisées dans la fabrication d’ustensiles et d’instruments traditionnels.
Pour Pangou Guy Roger, cette exposition constitue ainsi un moyen de rendre ce patrimoine accessible au plus grand nombre. «Ce que nos grands-parents nous ont laissé, nous devons le préserver afin que nos enfants le découvrent à leur tour», a-t-il conclu.
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