LIBREVILLE, 12 juillet 2026 (AGP)- Le port de la tenue africaine dans les administrations publiques, notamment chaque vendredi a certes trouvé l’assentiment de toute les administrations publiques mais alimentent néanmoins des débats auprès des principaux concernés, lesquelles souhaitent des mesures d’accompagnement à travers par exemple une prime vestimentaire. Décryptage.
Pour plusieurs fonctionnaires interrogés, la mesure, bien que jugée positive sur le plan culturel, représente une charge financière supplémentaire dans un contexte économique déjà difficile. «L’idée est bonne parce qu’elle valorise notre culture, mais tout le monde n’a pas forcément les moyens de se confectionner plusieurs tenues africaines», a confié un agent public.
Le coût des tissus, les frais de couture ainsi que l’entretien des vêtements sont notamment évoqués parmi les préoccupations des travailleurs de l’administration publique. Plusieurs estiment ainsi qu’une prime vestimentaire permettrait aux agents de mieux s’adapter à cette orientation gouvernementale. «Comme il existe des primes dans certains secteurs pour des exigences professionnelles spécifiques, une prime vestimentaire pourrait aider les agents à respecter cette mesure sans trop de difficultés», a expliqué J.B. Moutsinga, agent public.
Pour S.B, la réussite de cette initiative passe nécessairement par un meilleur encadrement et par des mesures concrètes en faveur des populations concernées. Il suggère notamment la mise en place d’une prime d’incitation, le développement de merceries et ateliers de couture gabonais, ainsi qu’un caractère facultatif de la mesure pour les agents ne disposant pas de revenus suffisants. «On ne peut pas demander aux gens d’ajouter de nouvelles charges à leur quotidien sans accompagnement financier. Il faut que les personnes qui appliquent cette décision soient heureuses de le faire et non qu’elles la subissent», a-t-il conclu.
JPMM/JM/FE/EN/AGP











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