LIBREVILLE, 7 juillet 2026 (AGP) – Le secrétaire général de l’Association des sociétés de bourse d’Afrique centrale (ASBAC), Jean-Jacques Moukoko, a animé, lundi, une conférence sur le sous-thème « Financement des infrastructures : les marchés de capitaux au service des souverains », dans le cadre d’un atelier régional placé sous le thème central : «Mobiliser l’épargne au service de l’économie réelle», a constaté l’Agence Gabonaise de Presse.
À cette occasion, l’intervenant a rappelé que l’Afrique subsaharienne présente un taux d’épargne formelle structurellement insuffisant au regard des besoins de financement de son développement. Il a souligné que l’épargne constitue un levier essentiel pour le financement des infrastructures.
Selon Jean-Jacques Moukoko, le continent africain enregistre un déficit de financement des infrastructures estimé à près de 100 milliards de dollars américains par an, soit environ 64 % des besoins. Il a également indiqué que seulement 4,1 % des investissements dans les infrastructures africaines sont portés par le secteur privé. En outre, un dollar investi dans les infrastructures pourrait générer jusqu’à 20 dollars de produit intérieur brut, a-t-il affirmé.

Abordant les principaux défis, il a relevé que le financement des infrastructures par l’épargne formelle demeure confronté à plusieurs contraintes, notamment l’intensité capitalistique des projets, les barrières à l’entrée, la longue durée de leur cycle de vie, ainsi que les caractéristiques propres à ces investissements, notamment leur faible corrélation avec les marchés financiers et leur résistance à l’inflation.
Il a également estimé que le déficit de confiance envers les institutions financières constitue un frein majeur à la mobilisation de l’épargne. À cela s’ajoutent la prédominance du secteur informel, l’inadaptation de certains produits d’épargne aux réalités sociales, ainsi que le potentiel encore insuffisamment exploité des tontines, de la diaspora et de l’assurance-vie.
Pour relever ces défis, Jean-Jacques Moukoko a recommandé aux États, notamment au Gabon, de mettre en place une stratégie favorisant le développement d’une épargne de long terme, indispensable au financement des infrastructures et des entreprises.
CM/MIM/FSS/AGP














Commentaires