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Gabon/Mouila : NADA et Muyissi Environnement plaident pour la reconnaissance légale des APAC avant la réforme du Code forestier

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MOUILA, 20 juin 2026 (AGP) – Les Ong NADA et Muyissi Environnement, ont organisé vendredi dernier un atelier d’échanges d’expériences sur la foresterie communautaire, sous le thème « Enjeux et défis pour la conservation des écosystèmes et de la biodiversité au Gabon », à Mouila, dans le sud du Gabon, a constaté l’Agence gabonaise de presse.

Réunissant des organisations de la société civile, des autorités administratives ainsi que des communautés locales, cette initiative conjointe intervient alors que le Gabon s’apprête à réviser son Code forestier et son Code des eaux et forêts de 2001, qui ne reconnaissent actuellement que les aires protégées classiques, au détriment des ACC et des APAC-territoires de vie.

L’ objectif de cet atelier était de partager les expériences de terrain relatives aux Aires et territoires du patrimoine autochtone et communautaire (APAC).
Il visait également à faire entendre la voix des communautés avant l’adoption des nouveaux textes, afin que leurs droits d’usage et de subsistance soient pris en compte dans la législation.

Les échanges ont aussi permis d’informer sur les APAC, d’identifier celles existant dans la province de la Ngounié, de renforcer les liens entre les différents acteurs et de promouvoir les ACC/APAC au Gabon.

Pour sa part, Alex Bambélé, cofondateur et directeur exécutif de l’ONG NADA, a rappelé que « ces espaces contribuent énormément à la conservation de la biodiversité, à la préservation des savoirs traditionnels et au bien-être des communautés ».

« Malheureusement, au Gabon, ces territoires gérés selon les coutumes locales ne sont pas encore reconnus par la loi forestière ni par le Code des eaux et forêts de 2001.

« Plutôt que de travailler chacun de notre côté, nous misons sur la collaboration pour promouvoir la reconnaissance et la bonne gouvernance de ces forêts et de leurs ressources », a expliqué le directeur exécutif de NADA.

Pour Walter Mbamy, cofondateur et directeur des programmes de l’ONG NADA, il est urgent d’associer les peuples autochtones et les communautés locales aux projets de développement menés dans leurs localités, quels qu’ils soient : projets miniers, aménagements forestiers ou autres. Au cours des travaux, plusieurs témoignages ont mis en lumière les pratiques locales de gestion des forêts sacrées, des sites ancestraux et des zones de pêche.

LLKK/SMM/FE/EN/AGP

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