LIBREVILLE, 19 juin 2026 (AGP) – Le ministre de la Communication et des Médias, Germain Biahodjow, a salué ce vendredi à Libreville le lancement effectif de l’opération de remboursement des épargnants de la Poste S.A., à l’occasion de la remise officielle des premiers chèques aux bénéficiaires par le président de la République, chef du gouvernement, Brice Clotaire Oligui Nguema, en présence du vice-président du gouvernement et de plusieurs membres du gouvernement, a constaté l’Agence Gabonaise de Presse.
Cette opération de remboursement concerne 60 671 Gabonais et porte sur une enveloppe initiale de 10 milliards de FCFA sur un montant global de 35 milliards de FCFA dus aux anciens épargnants de la Poste Banque, pour cette première tranche.
Prenant la parole lors de la cérémonie, Germain Biahodjow a exprimé sa gratitude au chef de l’État pour avoir personnellement présidé cet événement qu’il a qualifié d’« inédit dans l’histoire politique du pays ». Selon lui, cette initiative vient répondre à une attente de près d’une décennie pour des milliers de citoyens affectés par la liquidation de la Poste S.A.
« Nos pensées se dirigent naturellement vers ces pères et mères de famille, ces grands-parents qui ont quitté le monde des vivants sans jamais recouvrer leurs créances », a-t-il indiqué, rappelant les conséquences sociales de cette liquidation qui a plongé de nombreux épargnants dans l’incertitude, compromettant leurs projets et les économies de toute une vie.
Le ministre a souligné que, pendant près de dix ans, les engagements et promesses de remboursement se sont succédé sans aboutir à des mesures concrètes, alimentant une profonde crise de confiance entre l’État et les citoyens.

Quelques épargnants.
Pour Germain Biahodjow, la décision du président de la République d’engager effectivement le remboursement des épargnants constitue un acte fort de réparation et de justice sociale. « Ce geste n’est pas seulement un remboursement. C’est une restitution de la dignité de milliers de compatriotes », a-t-il affirmé.
Il a également relevé que cette opération intervient dans un contexte économique et budgétaire contraint, marqué notamment par le poids de la dette héritée et les nombreuses priorités de l’action gouvernementale. Malgré ces difficultés, a-t-il estimé, le président de la République a choisi de répondre à la détresse des épargnants.
« Ce n’est pas une simple opération financière. C’est le signe d’un État qui écoute son peuple, corrige les injustices et restaure la confiance », a conclu le ministre.
JM/CBM/RL/AGP









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