Environnement

Gabon/engagement environnemental : une synergie entre les journalistes et les acteurs de la société civile

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LIBREVILLE, 4 juin 2026 (AGP)–Les journalistes Benjamin Evine Binet, Michaël Moukouangui et la conseillère technique principales des Forêts communautaires à The Nature Conservacy (TNC), Ida Navratilova Oye Obame ont débattu ce jeudi autour du thème “Enquêter et alerter, regards croisés de défenseurs de l’environnement” organisé par l’ambassade de France au Gabon en partenariat avec l’Institut français du Gabon modéré par la conseillère environnement à l’Ambassade de France, Eva Desthieux, a constaté l’Agence gabonaise de presse.

C’est aussi en sa qualité de président de l’ONG Acosah que Benjamin Evine Binet, a rappelé que les communautés donnent en premier l’alerte, qui sera par la suite approfondie et investiguée par les journalistes spécialisés en environnement. Abordant les contraintes dans l’exercice de cette spécialisation, M. Evine Binet a énuméré la formation et l’accès aux financements. Cet avis est partagé par Michaël Moukouangui, qui a témoigné que pour une enquête sur un élément en environnement, il a dépensé près de 500 000 FCFA d’où il reconnaît qu’il serait difficile pour un media d’allouer ce budget a un journaliste pour produire un seul sujet.

Sur le volet de la méthodologie, M. Moukouangui a signalé qu’elle reste inchangée au code du journalisme. Toutefois, la rétention d’informations demeure un biais majeur dans l’enquête. A celà s’ajoutent les représailles que peuvent subir certains donneurs d’alerte et journalistes a fait remarquer Ida Navratilova Oye Obame de TNC. C’est pourquoi le président de l’ONG Acosah a souligné que “le défenseur de l’environnement n’est pas seulement celui qui dénonce, mais aussi celui qui est capable de proposer des solutions” tandis que pour M.Moukouangui, c’est du “journalisme préventif” car il est capable d’alerter sur d’éventuelles menaces environnementales.

Pour réussir ce travail reconnu “difficile et complexe” par tous les panélistes, il est nécessaire de travailler en réseau, qui constitue “une dynamique incroyable” entre les ONGs, la société civile et les journalistes. Selon Mme Oye Obame, “ les actions sont complémentaires entre les ONGs et les journalistes”.

CM/MIM/FE/EN/AGP

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