Économie

Gabon/Inauguration Palais des Congrès : « Notre rôle est de faciliter les échanges entre les opérateurs économiques de la sous-région », dixit Benjamin Evita Oma

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LIBREVILLE, 6 mai 2026 ( AGP) – Le vice-président de la Chambre de commerce de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), en charge de la coopération internationale, de la mobilisation des ressources et des relations gouvernementales, Benjamin Evita Oma, Invité à la cérémonie d’inauguration du Palais des Congrès dimanche dernier, a exhorté les Chambres de commerce des États membres à œuvrer de concert pour relever les défis de l’intégration économique et promouvoir la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) au cours d’un entretien accordé à l’Agence gabonaise de presse.

 

AGP : Quel est le rôle de la Chambre de commerce de la CEEAC et que faites-vous actuellement ?

Benjamin Evita Oma : ” Nous sommes un instrument de pression pour les États. Notre rôle est de faciliter les échanges entre les opérateurs économiques de la sous-région. Créée récemment, la Chambre de commerce de la CEEAC vise à lever les obstacles afin d’accélérer la mise en œuvre de la ZLECAf en Afrique centrale.
Nous avons constaté que, depuis la création de la CEMAC et de la CEEAC, peu d’avancées significatives ont été enregistrées en matière d’intégration économique. Il est donc impératif de lever les barrières qui entravent ce processus.
Actuellement, nous sillonnons la sous-région pour identifier les forces et les faiblesses de chaque pays. À l’issue de cet état des lieux, nous procéderons à une cartographie des appareils productifs et des industries, avant de renforcer les Chambres de commerce au niveau sous-régional”.

Au-delà des défis logistiques, se pose la question douanière. Comment travaillez-vous à l’harmonisation des tarifs dans la zone CEEAC ?

” C’est un élément essentiel. Nous devons harmoniser les tarifs douaniers. Par exemple, si l’importation d’un conteneur de 20 pieds de jus est taxée à un million de FCFA au Gabon, ce même tarif devrait s’appliquer dans les onze pays membres.On ne peut pas parler d’intégration lorsque chaque pays applique ses propres règles. Nous allons donc exercer une pression sur les États afin qu’ils prennent en compte cette nécessité. À défaut, les pays aux tarifs préférentiels seront avantagés au détriment des autres, ce qui freine le commerce sous-régional”.

Onze États, quatre monnaies différentes. Comment la CEEAC travaille-t-elle à l’intégration monétaire ?

” Des avancées sont en cours. Nous collaborons actuellement avec Afreximbank sur un instrument appelé PAPSS (Pan-African Payment and Settlement System). Il s’agit d’un système permettant d’effectuer des transactions commerciales dans les monnaies locales, avec des coûts de conversion réduits. Même si ce processus prendra du temps, nous sommes convaincus qu’en travaillant ensemble, dans l’unité, nous y parviendrons”.

Quel message adressez-vous aux autres Chambres de commerce des pays membres ?

“C’est une institution encore jeune. Le chemin ne sera pas facile, mais avec discipline et persévérance, nous atteindrons nos objectifs. J’invite toutes les Chambres à travailler dans l’unité, dans un esprit panafricain, afin de développer le secteur privé de notre sous-région”.

CM/MIM/FE/AGP

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