LIBREVILLE, 27 avril 2026 (AGP) – Le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a reçu ce lundi au Palais présidentiel l’émissaire de Union africaine, Albert Shingiro, dans le cadre de la médiation engagée sur le différend territorial entre le Gabon et la Guinée équatoriale sur la mise en œuvre de la décision de la Cour internationale de justice (CIJ), a appris l’Agence gabonaise de presse de source officielle.
Selon le communiqué parvenu à notre rédaction, l’émissaire de l’UA a présenté des propositions concrètes pour faciliter l’application de cette décision, notamment l’élaboration d’une feuille de route conjointe, la création d’un mécanisme ad hoc de délimitation et le lancement des opérations de démarcation sur le terrain. L’ objectif est de parvenir à un consensus opérationnel entre les deux parties dans un cadre structuré et progressif.
Le document souligne également la nécessité de désigner des points focaux nationaux afin d’assurer la coordination technique entre Libreville et Malabo, ainsi que d’envisager à terme un accord de coopération transfrontalière. Ces mesures visent à garantir une mise en œuvre « apaisée et concertée » du verdict international, dans le respect du droit et des engagements pris par les deux États.
Saluant l’implication de l’Union africaine, le Chef de l’État gabonais a appelé à la responsabilité et à la diplomatie pour aboutir à un règlement durable de ce différend, tout en réaffirmant l’importance de préserver les relations de bon voisinage entre le Gabon et la Guinée-Équatoriale, précise la même source.
La Cour internationale de justice (CIJ), dans un arrêt rendu le 19 mai 2025, à la suite d’une saisine sur la base d’un compromis conclu entre Libreville et Malabo, a retenu comme seule référence valable la Convention franco-espagnole du 27 juin 1900 qui a défini un tracé précis entre les possessions coloniales française et espagnole.
La CIJ a fait observer qu’elle n’avait pas été saisie pour tracer une frontière ou attribuer des territoires, mais pour déterminer si les titres juridiques, traités et conventions internationales invoqués par les deux États font droit dans leurs relations.
La décision oblige ainsi les deux États à s’y conformer, notamment en ce qui concerne les îles et la frontière terrestre, sans marge de manœuvre.
VEM/TYM/FE/AGP











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