OWENDO, 14 mars 2026 (AGP) – La Confédération syndicale des travailleurs du Gabon (CSTG) a commémoré en différé, ce samedi 14 mars à Owendo, la Journée internationale des droits des femmes, placée cette année sous le thème « Droits, justice, action pour toutes les femmes », une commémoration axée notamment sur la nécessité d’immatriculer le personnel domestique afin de garantir à ces travailleurs un accès effectif à la protection sociale, a constaté l’Agence gabonaise de presse.
À cette occasion, le président de la CSTG, Aymard Kissengori, a rappelé que cette journée ne devait pas être réduite à une simple célébration symbolique. «Cette journée ne doit pas se limiter à offrir des fleurs. Elle s’apparente à celle du 1er mai, où l’on reconnaît la valeur du travail et les droits des travailleurs», a-t-il déclaré, soulignant que l’initiative engagée par la centrale syndicale vise à amorcer le processus d’immatriculation du personnel de maison, souvent confronté à la précarité.
Selon lui, la structuration de ce secteur constitue également une piste pour améliorer les conditions d’emploi et contribuer à la réduction du chômage au Gabon. « Notre réglementation doit être clarifiée afin que ces emplois ne soient plus perçus comme précaires, mais comme de véritables emplois décents », a-t-il expliqué, insistant sur l’importance de l’immatriculation auprès de la caisse nationale de sécurité sociale (CNSS).
Prenant également la parole, la secrétaire confédérale chargée des droits des femmes et du genre à la CSTG, Annick Fleur Batchamamba épouse Boumbandjoka Makandjoka a souligné que les femmes syndicalistes doivent être les premières à donner l’exemple dans la reconnaissance des droits du personnel domestique. «La charité bien ordonnée commence par soi-même. Si nous devons poser des actions en faveur des femmes, nous devons d’abord les appliquer dans nos propres foyers», a-t-elle dit.
Elle a par ailleurs indiqué que cette rencontre visait à mieux informer les participants sur les modalités pratiques d’immatriculation, souvent mal connues. «Contrairement à ce que beaucoup pensent, ce n’est pas aussi cher. C’est surtout une question de volonté», a-t-elle ajouté, évoquant un coût trimestriel estimé à environ 6 000 F CFA.
À travers cette commémoration, la CSTG entend ainsi sensibiliser les employeurs et les femmes en particulier à l’importance de formaliser l’emploi domestique, afin de garantir aux aides-ménagères, jardiniers, chauffeurs et autres travailleurs de maison des conditions de travail dignes et une protection sociale effective.
JPMM/JM/WM/EN/AGP










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