Ogooué-Maritime

Ogooué-Maritime/Journée internationale des droits de la femme : plaidoyer pour les droits et le bien-être mental des femmes

0

PORT-GENTIL, 12 mars 2026 (AGP) — La directrice provinciale de la Famille de l’Ogooué-Maritime (ouest du pays), Pélagie Antchoué épouse Obame, a appelé à poursuivre les actions en faveur de la protection et de l’épanouissement des femmes, à l’occasion de la célébration en différé de la Journée internationale des droits de la femme, organisée ce 12 mars dans la capitale économique, a constaté l’Agence gabonaise de presse.

Dans son intervention, la responsable provinciale a rappelé que cette journée constitue à la fois un moment de célébration des avancées obtenues et un temps de réflexion sur les défis qui persistent encore. Elle a notamment évoqué plusieurs progrès réalisés au Gabon en matière de droits des femmes, parmi lesquels l’égalité civile dans la gestion des biens et la direction de la famille désormais reconnues comme conjointes.

Elle a également mis en avant la loi 006/2021 qui criminalise spécifiquement les violences domestiques et le viol conjugal, ainsi que le renforcement de la protection des veuves contre l’expoliation grâce à un cadre juridique jugé plus équitable.

Mme Antchoué épouse Obame a par ailleurs rappelé l’existence de dispositifs d’accompagnement destinés aux victimes, notamment le numéro vert 1412, gratuit et anonyme, permettant de signaler les violences et d’obtenir une première orientation. Elle a également cité les centres de prise en charge dont celui de Nzeng-Ayong et celui de Port-Gentil mis en place par l’ONG Aurore, qui offrent assistance juridique, soutien psychologique et hébergement d’urgence aux femmes en situation de danger.

Selon elle, il demeure essentiel de renforcer les actions de sensibilisation et de protection afin de garantir la sécurité, la dignité et la pleine participation des femmes au développement de la société, en cohérence avec le thème de cette année « Droits, justice, actions ».

La conférencière invitée, par ailleurs secrétaire général de province, Clémentine Bengone Minko, a pour sa part souligné le poids de la charge mentale et émotionnelle qui pèse aujourd’hui sur de nombreuses femmes africaines, appelant à une prise de conscience collective. Pour elle, la Journée internationale des droits de la femme doit rester un moment de réflexion et de mobilisation, plutôt qu’une simple célébration festive.

PMA/LKM/WM/EN/AGP

LIBRE PROPOS : « La réforme des intrants, clé de voûte du nouveau pacte urbanistique de la Ve République »

Article précédent

Croissance économique : le Gabon en tête de la CEMAC avec 3,7 % en 2026

Article suivant

Commentaires

Laisser une réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *