LIBREVILLE, 18 février 2026 (AGP) – Le Gabon accuse un déficit de plus de 200 000 logements décents, a indiqué mardi le ministre du Logement, de l’Habitat, de l’Urbanisme et du Cadastre Mays Mouissi, qui met en avant l’ampleur de l’opération de régularisation foncière en cours, qualifiée de « révolutionnaire », lors d’un entretien accordé à Gabon 24, a relevé l’Agence Gabonaise de Presse.
Selon le membre du gouvernement, ce déficit résulte de plusieurs décennies de politiques publiques peu efficaces, ayant conduit les ménages à recourir massivement à l’auto construction. « La plupart des Gabonais vivent bien quelque part, mais ce quelque part ne correspond pas souvent aux standards du logement dans des pays modernes », a-t-il expliqué, soulignant que même dans les quartiers sous-intégrés, « on trouve parfois de très belles maisons au milieu de voies non aménagées ».
Pour sécuriser les ménages et assainir l’occupation du territoire, le ministère s’appuie sur une vaste opération de régularisation foncière. En un mois, 5 224 décisions de cession ont été produites, soit l’équivalent de 18 années de délivrance au rythme antérieur. « En 121 ans, notre pays n’a délivré que 33 000 titres fonciers. Ce que nous faisons là, c’est une révolution », a affirmé Mays Mouissi. Un second contingent de 5 000 dossiers est en cours de finalisation.
Le dispositif prévoit un plafonnement du coût de régularisation à 600 000 francs CFA pour les parcelles allant jusqu’à 2 000 m², quel que soit leur prix réel. « Même si votre terrain vaut 30 millions, vous ne payerez que 600 000 francs », a précisé le ministre, qui voit dans cette mesure un levier essentiel pour faciliter l’accès au crédit bancaire.
La régularisation doit couvrir l’ensemble du Grand Libreville, « jusqu’à Bizango », a-t-il indiqué, rappelant que la sécurisation foncière constitue l’un des piliers de la politique nationale du logement.
LNL/CBM/WM/AGP











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