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Elections locales au Brésil : «Je serai toujours disponible pour mon pays en toute situation» (le candidat Anicet Okinga)

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Libreville, 25 juillet 2024 (AGP)- Parti du Gabon en 1996 pour étudier au Brésil, Anicet Okinga Chirurgien-dentiste, Pharmacien, également Fonctionnaire public fédéral à l’Institut National de la Propriété Industrielle, va briguer le poste de conseiller municipal de la ville de Rio de Janeiro, aux élections locales prévues pour octobre prochain. Dans une interview accordée à la Rédaction de l’Agence gabonaise de presse, celui qui entreprend actuellement des études de Droit, relate sa carrière politique, les difficultés rencontrées et ses aspirations pour l’avenir.

AGP: vous avez déposé votre candidature pour les élections locales au Brésil prévues dans quelques semaines. En relatant vos débuts dans la politique, pouvez-vous nous dire ce qui vous a amené à vous présenter à cette élection ?

Anicet Okinga: en 2022, j’étais candidat au poste de Député Fédéral de l’État de Rio de Janeiro, à l’occasion je n’étais pas encore une personnalité publique et politique. Cette année 2024, il y aura des élections municipales au cours desquelles les citoyens de chaque commune éliront leurs maires et conseillers municipaux. Et je suis pré-candidat au poste de conseiller municipal de la ville de Rio de Janeiro pour le Parti Démocrate Trabalhiste – PDT.
Mon passage à la politique vient d’une conversation que j’ai eue avec ma fille sur l’esclavage. J’ai réalisé qu’elle était gênée et avait peur d’en parler, car elle pensait que cela pourrait m’embarrasser. Elle est le résultat d’un mariage interracial et étudie dans une école où presque tous ses camarades de classe ne sont pas noirs(…) J’ai compris l’importance de participer à la vie publique au Brésil pour, peut-être, être un agent de transformation dans le pays.
Lors de ces élections, ce qui m’a motivé à mettre mon nom à disposition du Parti a été ma performance lors des élections précédentes. Considérant que je suis un militant de la cause noire sur les réseaux, un promoteur panafricaniste. Et ma motivation reste la même : provoquer une transformation dans le secteur de l’Éducation au Brésil et construire une société véritablement égalitaire, où il n’y a pas de barrières imposées par le sexe, la race ou la classe sociale. Ici au Brésil, dans la diaspora, nous devons faire face au racisme structurel qui imprègne encore les institutions et garantir que tous les hommes et femmes noirs aient les mêmes opportunités et les mêmes droits.

En faisant vos premiers pas dans la politique dans ce pays, n’était-il pas compliqué pour le gabonais d’origine que vous êtes de vous imposer dans ce milieu ?

Oui, c’était compliqué. D’abord parce que je n’étais pas un homme qui aimait la politique ou qui parlait de questions liées à la politique. L’entrée dans le monde politique était donc difficile. Le plus dur a été d’être accepté comme militant de la cause noire. En tant qu’Africain naturalisé et noir, j’ai eu un choix heureux lorsque j’ai décidé de rejoindre le PDT, car c’est le parti politique qui a élu la première personne noire autoproclamée au Sénat fédéral du Brésil et qui possède l’un des plus grands mouvements noirs connus au Brésil. En effet, la plus grande difficulté que j’ai rencontrée lors de ma campagne 2022 a été le manque de ressources financières. Et maintenant, lors de ces élections, je suis confronté au même problème.

Les nouvelles autorités gabonaises, notamment le CTRI ont invité les gabonais de la Diaspora à venir contribuer à la restauration du pays.  Songez- vous à y participer ?

Oui, j’ai su à propos de l’invitation des gabonais de la Diaspora. Je n’ai pas été contacté, certainement par le fait que je suis inconnu dans les milieux politiques gabonais (…) Est-ce que je rêve de faire partie du CTRI ? Eh bien, je pense que participer à quelque chose qui apporte une transformation à tout un peuple en vaut la peine. C’est pourquoi je crois aujourd’hui que, grâce à la politique, je peux apporter ma contribution où que je sois. Et je serai toujours disponible pour mon pays, le Gabon, en toute situation.

Propos recueillis par DT

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