Fact-checking/ ATTENTION : la régularisation foncière effectuée par l’OPRAG ne concerne que ses propres agents
LIBREVILLE, 21 juillet 2026 (AGP ORETY) – Depuis quelques jours, un visuel de l’Office des ports et rades du Gabon (OPRAG), diffusé sur plusieurs plateformes numériques, suscite des interrogations. Il s’agit d’une information relative à la régularisation de 6 000 parcelles au profit de 30 000 Gabonais, qu’effectuerait ladite entité. Plusieurs internautes se demandent si l’OPRAG est habilité à vendre et à régulariser des parcelles. Après s’être rapprochée de cette structure, l’AGP a obtenu des éclaircissements sur cette affaire.
Origine de la confusion
L’information a été diffusée et partagée sur différentes plateformes numériques, notamment sur TikTok, il y a quelques jours. Selon le média en ligne Gabon Daily News, qui a relayé le visuel, l’OPRAG s’apprêterait à lancer une régularisation historique de 6 000 parcelles au profit de 30 000 Gabonais.
Sur le visuel, on peut lire : « L’Office des ports et rades du Gabon passe de la gestion portuaire à la justice sociale. L’opération lancée à Owendo marque un tournant majeur pour la sécurisation foncière au Gabon. »
Vérification
Après s’être rapprochés des responsables de l’OPRAG, ces derniers ont transmis une note d’information interne relative au recensement des agents intéressés par le projet immobilier OPRAG-SNI 2026, datée du 26 juin 2026 et signée par le directeur général de l’entité, Martin Bouguikouma. Ce document permet de clarifier la confusion entretenue autour de cette initiative.
Selon cette note, cette action s’inscrit dans le cadre de la politique sociale de l’OPRAG, qui vise à favoriser l’amélioration des conditions de vie de son personnel.
« L’Office des ports et rades du Gabon (OPRAG) envisage, en partenariat avec la Société Nationale Immobilière (SNI), la mise en œuvre d’un projet immobilier destiné aux agents de l’Office. Ce projet porte sur l’acquisition de parcelles viabilisées de 500 m², d’une valeur de 2 750 000 FCFA, situées dans la commune de Ntoum, notamment dans les zones d’Essassa et de Plaine-Ayemé, en vue de faciliter l’accès du personnel à la propriété foncière et, à terme, au logement », précise la note d’information.
Après avoir indiqué les critères d’éligibilité, le document ajoute que « cette phase vise exclusivement à recenser les agents potentiellement intéressés et à évaluer les besoins ».
Au regard de ces éléments, il apparaît clairement que cette opération ne concerne nullement l’ensemble de la population gabonaise, mais est exclusivement réservée aux agents de l’OPRAG. Par ailleurs, il n’est pas question pour l’OPRAG de vendre ou de régulariser des parcelles, cette compétence ne relevant pas de ses attributions. Il s’agit d’un projet mené en partenariat avec la Société Nationale Immobilière (SNI).
Conclusion
L’information selon laquelle l’OPRAG procède à une opération de régularisation foncière est fondée. Toutefois, cette initiative ne concerne que les agents de l’établissement et ne s’adresse pas à l’ensemble de la population gabonaise. En outre, l’OPRAG n’assure ni la vente ni la régularisation des parcelles ; il intervient uniquement dans le cadre d’un partenariat avec la Société Nationale Immobilière (SNI).
AGP ORETY, ANM/CBM/EN/AGP










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