LIBREVILLE, 28 juin 2026 (AGP) – Lors du Conseil des ministres tenu jeudi dernier, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema est revenu sur son discours sur l’état de la Nation du 15 juin dernier à Libreville en formulant trois exigences concrètes et non négociables à l’endroit de l’équipe gouvernementale, conditionnant désormais la crédibilité de l’action publique à une rigueur accrue et à une responsabilité renforcée, a-t-on noté.
La première directive présidentielle touche la sacralité des décisions du Conseil des ministres. Le chef de l’État a fermement rappelé qu’aucune décision adoptée dans en Conseil des ministres ne saurait être remise en cause ou contestée a posteriori par un membre du gouvernement.
Pour éviter les approximations, le président exige désormais des dossiers solides et rigoureusement instruits en amont. Le Conseil interministériel doit ainsi pleinement jouer son rôle d’étape préalable obligatoire de maturation, d’arbitrage et de coordination, plutôt que de servir de simple chambre d’enregistrement. La responsabilité personnelle et directe du Vice-président du gouvernement et du Secrétaire général de la présidence de la République est solennellement engagée pour garantir la qualité et la rigueur de cette mise en œuvre.
La deuxième exigence s’attaque à l’évaluation préalable de toute réforme juridique soumise au Conseil des ministres. Pour le président de la République, « une réforme juridique est la conclusion d’une réflexion approfondie et documentée, jamais son point de départ. »
Le gouvernement est donc sommé de renforcer substantiellement la qualité des études d’impact existante pour chaque projet de texte. L’ objectif est clair : mesurer précisément en amont les implications financières, techniques et opérationnelles afin d’éviter que des réformes mal préparées ne produisent des effets inverses à ceux recherchés.
Enfin, la troisième exigence concerne l’amélioration des relations entre le Gouvernement et le Parlement. Brice Clotaire Oligui Nguema appelle à une collaboration plus profonde, méthodique et loyale avec le Parlement.
Il a ainsi ordonné que le programme législatif et réglementaire du gouvernement soit systématiquement partagé en amont avec les parlementaires. Cette harmonisation précoce des positions vise à prévenir les blocages institutionnels qui pourraient nuire à la production des lois et à la cohérence globale de l’action publique.
LKM/TYM/FE/EN/AGP













Commentaires