LIBREVILLE, 27 février 2026 (AGP) – Les autorités gabonaises ont adopté, lors du Conseil des ministres tenu jeudi sous la présidence du Chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, un ensemble de décrets encadrant désormais les revenus des dirigeants des établissements publics, entreprises publiques, sociétés d’État et autorités administratives indépendantes, a appris l’Agence Gabonaise de Presse du communiqué final dudit Conseil.
Sont concernés les présidents et vice‑présidents de conseils d’administration, les présidents et vice‑présidents de conseils de régulation, ainsi que les directeurs généraux, directeurs généraux adjoints et autres personnels de direction.
Selon le ministère de l’Économie, des Finances, de la Dette et des Participations, chargé de la Lutte contre la Vie chère, à l’initiative de ces textes, les rémunérations des responsables publics seront désormais plafonnées et soumises à l’impôt ainsi qu’aux retenues pour pension de retraite, conformément à la réglementation en vigueur. Les décrets interdisent également toute forme de double rémunération pour un même dirigeant, une pratique que le gouvernement souhaite éradiquer.
Le Conseil des ministres a par ailleurs adopté un décret spécifique encadrant les jetons de présence versés aux membres des conseils d’administration. Ce texte fixe un plafond applicable à l’ensemble des établissements publics, sociétés d’État, entreprises publiques et autorités administratives indépendantes. Les administrateurs continueront de percevoir ces indemnités, mais uniquement dans les limites prévues par la nouvelle réglementation.
À travers cet arsenal juridique, l’exécutif entend rationaliser les dépenses publiques, harmoniser les pratiques de gouvernance et mettre fin aux écarts de rémunération observés entre organismes comparables. Les autorités soulignent que ces réformes répondent à la nécessité de renforcer la transparence, de réduire les marges de décision discrétionnaire et de consolider la discipline budgétaire dans un contexte où la soutenabilité des finances publiques demeure une priorité.
MIM/CBM/FSS/AGP











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