PORT-GENTIL, 26 mars 2026 (AGP) – Quatre jeunes présumés auteurs du meurtre de Jordan Vivien, agent de sécurité de nationalité gabonaise, ont été placés sous mandat de dépôt et écroués à la prison centrale de Port-Gentil, ce 25 mars à l’issue de leur présentation devant les autorités judiciaires, a constaté l’Agence Gabonaise de Presse.
Il s’agit de Osa Jérémy 18 ans, Mandougou Giovani alias Hamza, 19 ans, Mabédine Laurient David alias Alonso, présenté comme l’auteur du coup fatal, ainsi que Doukaga Bayonne Emmanuel 22 ans, père de deux enfants. Les faits remontent à la nuit du 10 mars dernier, entre 22h et 23h, dans le quartier cité rose. Les mis en cause n’ont été interpellés que le 19 mars, soit neuf jours après le drame.
Selon les premiers éléments recueillis au cours de l’enquête et les déclarations des intéressés, la scène aurait débuté par une altercation impliquant la victime, qui aurait bousculé l’un des jeunes avant de revenir quelques minutes plus tard, muni d’une machette et accompagné d’un autre individu. Une confrontation s’en serait suivie près d’un conteneur, non loin du canal menant à la Cité Rose.
Dans leurs récits, les mis en cause affirment avoir tenté de se défendre face à la menace de l’arme blanche. L’un d’eux explique avoir cherché à neutraliser la victime en la maîtrisant, tandis qu’un autre reconnaît avoir porté plusieurs coups à l’aide d’une cuvette pour tenter de lui faire lâcher la machette. Celle-ci aurait finalement été arrachée puis jetée dans les herbes à proximité.
C’est dans ce contexte que Mabédine Laurient David alias Alonso reconnaît avoir asséné un coup de bois à la tête de la victime, invoquant un geste commis « sous l’effet de la colère » et de la peur, après avoir échappé de justesse à un coup de machette. Le choc aurait provoqué l’effondrement de la victime, qui succombera par la suite à ses blessures.
Après les faits, les quatre jeunes auraient pris la fuite, laissant la victime sur place. L’enquête ouverte par l’antenne de la police judiciaire a permis leur identification et leur interpellation quelques jours plus tard.
En attendant la tenue de leur procès, les quatre présumés auteurs « croupissent désormais en prison », conformément au mandat de dépôt délivré à leur encontre. Cette affaire relance la problématique de la violence urbaine impliquant des jeunes dans certains quartiers de la capitale économique gabonaise.
PMA/LKM/WM/EN/AGP











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