MANDJI, 19 février 2026 (AGP) – Le gouverneur de la province de la Ngounié, Francis Oyinamono, a effectué mercredi une visite sur le site pétrolier de Coucal, dans le département de Ndolou, à Mandji (sud du Gabon), à la suite de la résurgence d’une pollution consécutive à la rupture d’un pipeline de la société Perenco en avril 2025, a constaté l’Agence Gabonaise de Presse.
Cette descente sur le terrain intervient après une séance de travail avec les responsables du site, afin d’évaluer l’impact socio-environnemental de la situation sur les populations et l’écosystème local.
Selon le responsable du site, M. Okissidi, « les premières analyses ont montré qu’il n’y avait pas de pollution majeure de l’environnement, mais les opérations de nettoyage se poursuivent ». Il a toutefois indiqué qu’après six mois d’intervention, une résurgence de pétrole brut a été constatée à la surface des eaux, le produit s’étant infiltré sous de gros arbres. Une opération d’urgence a été engagée pour reprendre les travaux de dépollution.
La cheffe de grand village, Hélène Boussougou Koumba, a exprimé le mécontentement des populations riveraines, dénonçant une prise en charge jugée insuffisante. Elle a notamment déploré l’arrêt de l’approvisionnement en eau potable initialement assuré, affirmant que l’eau utilisée pour les besoins domestiques serait affectée par la pollution, avec des risques sanitaires pour les habitants.

Face à cette situation, le gouverneur a appelé les responsables de Perenco à assumer pleinement leurs responsabilités. Il a souligné que la persistance de la pollution a des répercussions sur la flore et les communautés environnantes, insistant sur le respect des engagements en matière de responsabilité sociétale des entreprises (RSE).
Les autorités provinciales entendent veiller à l’élimination des résidus d’hydrocarbures et à la restauration du site affecté.
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