FRANCEVILLE, 11 février 2026 (AGP) – Les salles de classe ont rouvert leurs portes lundi dernier dans la province du Haut-Ogooué, malgré l’appel à la poursuite de la grève lancé par le collectif SOS Éducation “La Base”, a constaté l’Agence Gabonaise de Presse.
Dans plusieurs établissements pré-primaires, primaires et secondaires, les enseignants ont repris les cours, invoquant le « souci des enfants ». Toutefois, cette reprise intervient dans un contexte marqué par des revendications persistantes liées à leur situation administrative et salariale.
Certains enseignants évoquent des retards de reclassement pouvant atteindre treize ans, d’autres affirment être maintenus au statut de stagiaire depuis près de dix-huit ans. Des bénévoles exerçant depuis plusieurs années sans rémunération régulière dénoncent également l’absence de reconnaissance administrative.
Dans le primaire, un service minimum est assuré de 8h à 12h dans plusieurs établissements. Les parents continuent majoritairement d’envoyer leurs enfants à l’école, en dépit des incertitudes liées au mouvement social.
« Nous reprenons les cours par souci pour les élèves, mais nos préoccupations demeurent », a confié un enseignant. Un autre a fait état d’un climat de lassitude, appelant à des mesures concrètes pour résoudre les difficultés soulevées.
Dans l’enseignement catholique, certains bénévoles ont dénoncé des modalités de sélection jugées inéquitables dans les processus d’intégration.
Si la reprise des cours est effective, les enseignants indiquent qu’ils restent dans l’attente de réponses concrètes aux revendications exprimées, estimant que la résolution durable de la crise passe par la régularisation des situations administratives et l’amélioration des conditions de travail.
TLAM/LKM/FSS/AGP











Commentaires