LIBREVILLE, 19 février 2026 (AGP) – Alors que Zita Oligui Nguema, Première dame du Gabon, appelait à la fin de l’année 2025 à barrer la route à la violence numérique, la Haute autorité de la communication (HAC), à travers la mesure prise mardi 17 février, semble avoir entendu cet appel, dans un monde numérique où la parole s’est affranchie des distances, mais parfois aussi des limites. Aperçu.
Sur Facebook, X (ex-Twitter), Instagram ou TikTok, certains internautes publient des menaces ou des appels à la violence avec une facilité déconcertante, sans toujours mesurer les répercussions de leurs propos. Se croyant protégés ou dissimulés derrière leurs écrans, ils confondent liberté d’expression et droit à l’intimidation. Une dérive que la HAC entend désormais endiguer.
Ces publications naissent souvent dans un climat de polarisation accrue. Les algorithmes valorisent l’émotion forte, la réaction immédiate et les propos clivants. Pour certains utilisateurs, plus une publication choque, plus elle circule. La menace s’inscrit alors dans une logique de captation de l’attention, où l’excès devient un levier de visibilité.
Pourtant, les conséquences sont bien réelles. Derrière chaque message violent se trouve une cible : personnalité publique, journaliste, élu ou simple citoyen, exposé à une pression psychologique intense. Zita Oligui Nguema soulignait d’ailleurs que «cette violence touche nos filles, nos femmes, nos familles (…)».
Dans ce contexte, un commentaire agressif en entraîne souvent d’autres, créant un effet de meute numérique qui banalise l’intolérable. Une attitude que le régulateur ne semble plus disposé à tolérer. Promouvoir une culture du débat respectueuse sur ces plateformes constitue désormais le combat auquel entendent s’atteler les autorités gabonaises, comme l’a indiqué Germain Biahodjwo, ministre de la Communication et des Médias, lors de son point de presse tenu mercredi 18 février.
JM/RL/EN/FSS/AGP











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