LIBREVILLE, 5 février 2026 (AGP) – Dans un contexte de crise sociale persistante dans le secteur de l’éducation depuis plus d’un mois, le président de l’Assemblée nationale, Régis Onanga Ndiaye, a accordé une audience au collectif SOS Éducation la base, dans le but de mieux comprendre les causes du malaise et d’explorer des pistes de sortie durables, voire pérennes, a appris l’Agence gabonaise de presse (AGP) d’un compte rendu de l’Assemblée nationale.
Motivée par l’impact de la grève sur le système éducatif et par la nécessité d’identifier les causes profondes du malaise, cette rencontre a permis au président de l’Assemblée nationale, à l’issue de l’exposé des enseignants, de qualifier la situation de « crise de confiance, d’écoute et de responsabilités collectives ».
Tout en reconnaissant la légitimité du combat des enseignants, il les a invités à se souvenir des efforts consentis par les autorités depuis la transition dans plusieurs secteurs, notamment celui de l’éducation. Il a également souligné la profondeur du malaise et affirmé son intention de jouer un rôle de courroie de transmission entre SOS Éducation la base et le gouvernement.

L’initiative a ainsi débouché sur plusieurs conclusions majeures. L’Assemblée nationale a reconnu la légitimité des revendications des enseignants, admis l’existence d’une crise de confiance et pris l’engagement de jouer un rôle actif de suivi, notamment à travers des enquêtes et des interpellations ministérielles.
De son côté, le collectif SOS Éducation la base a présenté ses propositions de sortie de crise et décliné ses priorités. Il a indiqué que la suite du mouvement dépendra désormais de la décision de la base, des réponses concrètes du gouvernement et du suivi annoncé par l’Assemblée nationale.

Régis Onanga Ndiaye a par ailleurs indiqué que le président de la République se dit disposé à rencontrer les enseignants dans un climat apaisé, après une reprise effective des cours.
JM/FSS/AGP











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