LIBREVILLE, 5 mars 2026 (AGP) – Les enseignants récemment diplômés des Écoles normales des instituteurs de Libreville et de Franceville (ENIL et ENIF) ont exprimé, ce jeudi 5 mars, leur mécontentement face à ce qu’ils qualifient d’inégalités dans la gestion de leur pré-salaire, selon un communiqué officiel adressé aux autorités et relayé par l’Agence gabonaise de presse.
Dans leur déclaration, ces jeunes enseignants rappellent les difficultés rencontrées depuis leur prise de service en août 2025, notamment pour ceux affectés dans des zones reculées. Au total, 692 enseignants ont été déployés à travers le pays, mais plusieurs mois après, beaucoup exercent toujours sans accompagnement financier adéquat.
Si certaines mesures ont été prises par la commission interministérielle, comme l’affectation d’agents et le placement en pré-salaire d’une partie d’entre eux, les enseignants jugent ces initiatives insuffisantes. Selon eux, seulement 45 des 692 enseignants concernés perçoivent actuellement le pré-salaire, laissant 647 autres toujours en attente.
Cette situation, estiment-ils, crée des disparités au sein d’une même promotion. Tandis que certains ont commencé à être rémunérés depuis février, d’autres devront patienter plusieurs mois, sans garantie de rattrapage.
Face à ces inégalités, les enseignants demandent aux autorités de généraliser le pré-salaire à l’ensemble des concernés dans les plus brefs délais. À défaut, préviennent-ils, certains pourraient se voir contraints de suspendre la reprise des cours en raison de difficultés financières.
Ils affirment cependant rester attachés à leur mission éducative, tout en réclamant des conditions de travail justes et équitables.
KEAA/JM/FSS/AGP











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